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 And now I’m looking at you... + Abi.

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Je m'appelle...
Aedan Herondale
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MessageSujet: And now I’m looking at you... + Abi.   Mer 3 Juin - 19:03


Abiageal ◈ Aedan
And now I’m looking at you...
...and you’re asking me if I still want you, as if I could stop loving you.


 




« M
ais enfin Aedan, tu ne vas pas te mettre à éviter la maison pour ne pas croiser ton père...je sais que vous avez du mal à vous comprendre mais... » Et elle continuait. Encore et encore. Inlassablement. Presque un an, qu'il avait prit son indépendance sur un coup de tête pour fuir. Il fuyait son père, c'était un fait...mais son paternel n'était pas la raison pour laquelle depuis qu'il avait son appartement, il s'efforçait de revenir chez lui le moins possible. C'était sa sœur qu'il évitait. Il redoutait les moments où il aurait pu la croiser ou se retrouver seul avec elle parce qu'il n'en pouvait plus de souffrir de cette manière. Vivre loin d'elle ne changeait pas grand chose, mais la douleur qu'il ressentait au quotidien lui semblait moins vive que lorsqu'elle était dans les parages. Rien n'allait chez lui, lorsqu'Abi était proche de lui. Son coeur battait la chamade au point de lui faire mal, et il contractait chaque muscle de son corps pour s'empêcher de la serrer contre lui parce qu'il savait qu'une étreinte pouvait le rendre fou. Pourtant, à écouter sa mère, il allait tout de même devoir faire l'effort d'aller là-bas, ne serait-ce que pour faire acte de présence à un repas de famille auquel elle tenait. Il avait déjà rater l'anniversaire de mariage de ses parents, quelques semaines auparavant et c'était visiblement mal passé. Il éloigna finalement son téléphone de son oreille et mit le haut parleur, avant de le poser sur la table basse devant lui. Sa mère n'arrêtait pas de parler, mais il connaissait son discours par cœur et il n'était pas tellement d'humeur à l'écouter encore une fois. Elle avait tort. Il pouvait supporter son père, pourtant, il la laissait penser le contraire tout simplement parce qu'expliquer la véritable raison de son éloignement était impensable. Aedan, jeta un œil à la pendule accrochée sur le mur en face de lui. Elle appelait toujours une bonne heure avant l'heure du déjeuner, histoire de lui faire miroiter un bon petit plat. C'était qu'elle était maligne, sa maman. Il reprit finalement le téléphone dans sa main. « C'est bon, maman. Je vais venir. » La voix féminine cessa immédiatement son flot de paroles, au grand soulagement du jeune homme. « Je suis fière de toi mon chéri. Ne sois pas en retard ! Je t'aime. » Et elle raccrocha. Fière de lui, elle pouvait l'être, elle ne se doutait pas une seconde de ce qu'il allait se forcer à endurer pour lui faire plaisir aujourd'hui.

Il lui fallut une bonne demi-heure pour se décider à se bouger, à prendre une douche et a s'habiller. Il ne prit même pas le temps de s'habiller correctement, se contentant d'un t-shirt et d'un jean troué que son père allait sûrement lui faire remarquer, tout comme sa moto encore une fois, parce qu'elle faisait trop de bruit dans le quartier quand il arrivait. En route, il prit le temps de faire un détour par le centre ville pour acheter une rose à sa mère, comme il avait l'habitude de le faire et lorsqu'il fut enfin devant la demeure familiale, il se contenta de couper le moteur et de fixer la maison comme s'il ne l'avait jamais vu de sa vie. C'est qu'il n'était pas tellement pressé d'entrer, encore moins de ressentir ce pic intense de douleur, lorsqu'Abi apparaîtrait devant lui et qu'il lui faudrait lui dire bonjour. « Aedan ! » La porte d'entrée venait de s'ouvrir, Madame Herondale venait de sortir encore vêtue de son tablier de cuisine et elle se dirigea immédiatement vers son fils, les bras tendus. Elle ne lui avait même pas laisser le temps de prendre son courage à deux mains...non, elle venait le chercher et alors qu'elle s'approchait, il la voyait déjà l’entraîner à l'intérieur comme si elle l’entraînait vers l’échafaud. Elle ne tarda pas à le rejoindre et il descendit finalement de sa moto, remettant ses cheveux en place, il offrit à sa mère un sourire avant de lui tendre la fleur. « Oh tu es un amour. » dit-elle, avant de l'embrasser. « Aller viens, le repas est prêt tu dois être affamé...tu as maigris non ? » Et comme il l'avait prévu, elle l’attrapa par le bras pour le traîner dans la maison, et alors que la porte approchait...son cœur se mit à tambouriner, encore et encore.

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MessageSujet: Re: And now I’m looking at you... + Abi.   Mer 3 Juin - 23:48


Aedan & Abiageal
    and now I'm looking at you ...


Le dimanche matin avait toujours la même routine pour Abi. La veille, elle se couchait toujours tard, prise dans ses révisions. Et peu importe ce qu'elle faisait avant. Sauf si vraiment elle buvait trop, mais c'était rare avec elle. On pouvait pas dire que c'était elle qui faisait tournée l'économie du bar de la ville. Bref, le samedi, elle se couchait tard, étudiant jusqu'à plus soif, tout simplement parce que le dimanche, la bibliothèque était fermé et qu'elle n'avait donc pas à travailler. Elle se levait donc souvent tard, et avec une tête affreuse. Quand elle se réveilla, elle savait qu'il lui restait vraisemblablement moins d'une heure avant l'heure du déjeuner. Un moment que sa mère affectionnait toujours. Mais bon, elle n'était pas longue à se préparer. Pas comme si elle allait se prendre la tête à se maquiller et à se coiffer. Surtout pas pour ses parents. Et Aedan ne prenait plus la peine de venir depuis un moment. Même si cela ne devrait pas changer quelque chose à sa façon de se préparer. Enfin, du moins elle s’efforçait de faire en sorte que cela ne change rien. Elle prenait donc le temps de descendre à la cuisine, histoire de prendre le temps de boire une tasse de thé. Elle y trouva sa mère, affairée aux fourneaux. La jeune femme alla directement déposer un baiser sur sa joue. « Bonjour maman. » « Salut ma puce. » Abi se dirigea directement vers la bouilloire, la remplissant avant de la mettre en route. « Tu t'es encore gribouillée sur le bras ! » La brune porta son regard sur son avant-bras, avant de hausser les épaules. Elle le faisait sans réfléchir maintenant. « J'ai eu une idée en me levant, c'est tout. » « Et tu ne sais pas ce que c'est un bloc-note ? » Nouveau haussement d'épaules alors qu'elle vers l'eau dans sa tasse. « Tu sais bien que je les perds tout le temps. » Et c'est avec un sourire vers sa mère qu'elle trempe finalement ses lèvres dans sa tasse. « J'espère que tu auras enlevé ça pour le repas. D'autant plus que ton frère vient. » La réaction d'Abi ne tarda pas. Elle s'étrangla avec son thé trop chaud. Sa mère tourna son regard inquiet vers elle. « C'est rien, c'est juste trop chaud. » Elle était tellement maladroite que cette excuse fonctionnait forcément avec sa mère. Et là encore, elle faisait mouche. « Bon dépêches-toi de te préparer. Pour une fois, tu pourrais mettre une de tes robes. Ça ferait plaisir à ton père. » Elle ne termina même pas sa tasse de thé. Elle n'en avait plus besoin pour se réveiller. Elle la vida dans l'évier avant de grimper de nouveau à l'étage.

Elle passa un temps fou sous la douche, espérant que l'eau allait calmer les battement frénétiques de son cœur, qui semblait au bord de l'implosion. Tout ça juste parce qu'elle savait qu'elle allait voir Aedan. Il ne quittait jamais totalement ses pensées, mais elle était bien plus mairesse d'elle-même quand elle ne le voyait pas. Et là, de le voir, en ayant moins d'une heure pour s'y préparer mentalement, c'était trop pour elle. Et le pire, c'était que comme une idiote, elle était déjà en train de passer en revue ses vêtements. Quand elle sortit de la douche pour croiser son reflet, elle le dit d'ailleurs à voix haute, s'insultant d'idiote. Mais elle écoute sa mère et enfile une robe. Mais pas non plus une des plus jolies. Une qu'elle garde pour traîner dans le jardon les jours où il fait bien chaud. Et après un instant devant son miroir, elle résiste à l'envie de se maquiller. Elle se décide même à ne même pas sortir sons sèche-cheveu pour sécher sa tignasse. Se contentant d'un coup de brosse et de les laisser sécher naturellement. Et c'est comme ça qu'elle redescend. Sa mère est tellement excitée à l'idée que son fils vienne, qu'elle a même déjà mis le couvert. Elle prend même le temps d'attraper une des mèches de cheveux humides de sa fille en prenant une mine sévère. Mais Abi l'ignore bien vite, allant se réfugier dans le salon où son père est installée. Restée plus longtemps auprès de sa mère, c'était prendre le risque qu'elle remarque que ce qu'avait barbouillée la jeune femme sur son bras ne s'était pas totalement effacé sous la douche. Elle se contente alors de déposer un baiser sur la joue de son père avant de se laisser tomber dans le canapé. Ce dernier est en train de lire le journal. Pour sa part, elle attrape un des romans qu'elle a laissé trainer dans le salon. Mais après avoir passer quelques minutes sur la même page, elle se rend bien compte qu'elle est incapable de se concentrer. Elle était même carrément en train de se ronger les ongles. Et des tas de questions se bousculaient dans sa tête. Mais finalement, une seule était vraiment importante, comment allait-elle survivre à ce repas ? Sûrement difficilement, au vue des battements de son cœur alors qu'elle entend juste le bruit de sa moto vrombir dans la rue. « Le voilà. » S'exclame sa mère, comme si le fils prodigue était de retour. Abi devrait peut-être expliquer à sa mère qu'Aedan ne vivait pas si loin que ça. C'était pas comme si Stairway était une grande ville. Ils n'étaient plus à Dublin depuis longtemps. Mais sa mère ne semble pas vraiment s'en rendre compte alors qu'elle se précipite vers les porte d'entrée. Abiageal tente un regard vers son père, mais ce dernier semble surtout agacé, sûrement à cause de la moto. Mais bon, tant qu'il ne bouge pas, elle a une excuse pour ne pas aller dans l'entrée à son tour. « Vas dire bonjour à ton frère, Abi. » Ah bah non, même pas d'excuse. Elle se lève alors. Elle avait l'habitude d’obéir à son père après tout. Mais chaque pas lui paraît juste de plus en plus lourd. Et, comme elle s'y attendait, en le voyant enfin, elle est toute retournée. Était-ce normal de le trouver si beau même habillé comme ça, comme s'il avait juste attraper le premier truc qui lui venait ? Avant qu'ils ne soient à son niveau, elle prend une profonde inspiration, puis elle s’efforce de sourire. Elle avait pourtant appris à faire semblant toutes ses années où ils avaient vécus ensemble, mais il lui semblait que cela était plus difficile maintenant. « Tu devrais le laisser respirer maman. C'est pas comme si Aedan vivait à l'autre bout du monde, hein ? » Voilà qui n'était pas trop mal. Un ton enjoué, une vague plaisanterie. C'était un bon début. Mais maintenant qu'ils s'approchaient encore plus, son estomac se noua davantage. Elle ne savait même pas comment le saluer. Elle devrait sûrement faire comme à ses parents, déposer un baiser sur sa joue, mais elle n'était même pas sure d'en être capable. Elle tourne tout de même son visage vers lui, tentant de garder son sourire. « Salut ! » Naturelle, il fallait rester naturelle.

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MessageSujet: Re: And now I’m looking at you... + Abi.   Jeu 4 Juin - 0:31


Abiageal ◈ Aedan
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O
n aurait dit un condamné à mort, il marchait presque machinalement, se contentant de se laisser guider comme s'il ne savait même pas où il allait, pourtant, il s'efforça de faire bonne figure tout simplement parce qu'il savait que sa mère aurait sûrement trouver à redire. Quelque chose sur le fait qu'il soit pâle, signe qu'il se nourrissait sûrement très mal par exemple...et il voulait éviter ça, surtout devant son père qui aurait sûrement décider d'en rajouter. Il n'avait pas besoin de ça, pas maintenant. Pour le moment, il avait l'impression qu'il allait simplement être foudroyé en passant la porte d'entrée, parce qu'Abi était sûrement déjà en bas, pas trop loin de la porte d'ailleurs. Il fallut moins d'une minute, pour qu'il pose finalement un pied sur le carrelage de la maison...et comme il s'y attendait, elle était là. Près de lui, il entendait sa mère parler, mais il ne l'écoutait même plus. Son regard avait fait l'erreur de se poser sur elle et maintenant, il n'était pas certain de pouvoir l'en détacher avant un bon moment. C'est le son de sa voix, pourtant, qui le tira de ses rêveries, il finit par détourner les yeux par regarder le carrelage et aussitôt, la voix de sa mère lui parvint de nouveau bien distinctement aux oreilles. « J'en ai préparer pour un régiment, tu repartiras avec une part ou deux ce soir ! » Il esquissa un léger sourire. Il aimait les petits plats de sa mère, d'ailleurs, quand il revenait ici il savait qu'il repartait toujours avec son stock de nourriture pour au moins une semaine, des repas cuisinés avec amour...tout autre chose que les trucs infects surgelés qu'il mangeait le soir habituellement. « Je vais arroser le rôti. » lâcha t-elle finalement, avant de fuir dans la cuisine, laissant ses deux enfants planté l'un à côté de l'autre dans l'entrée.

Aedan, jeta un coup d’œil en direction de la cuisine, puis du salon...comme pour chercher de l'aide, mais finalement, lorsqu'Abi le salua de sa voix presque timide il ne put s'empêcher de la regarder à nouveau au moment ou sa mère passait par là, pour terminer de mettre la table. Sans réfléchir, il s'approcha de sa sœur pour déposer un baiser sur sa joue. C'était comme ça, qu'il lui avait toujours dit bonjour, à ça que toute la famille était habituée...à voir ses deux là proches, et complices. A voir Aedan protéger sa sœur et Abi, suivre Aedan partout. Il n'y avait pas de raisons que ça change et surtout, il ne souhaitait pour rien au monde que sa famille remarque un quelconque changement. Mais voilà que ce simple geste, qui avait été une routine, une habitude à une époque le chamboule totalement. Il laisse l'odeur de sa peau, de ses cheveux encore humide par endroit lui envahir les narines, il se laisse submerger par le contact de sa peau avec ses lèvres et il a l'impression qu'il lui faut un temps considérable pour s'éloigner d'elle enfin. « Salut... » lâche t-il finalement, d'une voix sans doute bien plus rauque qu'à la normale. Il se racle alors la gorge, avant d’enchaîner avec de stupides banalités. « T'as encore gribouiller sur tes bras. » Il l'a remarquer, il lui semble qu'il remarque tout chez elle. Le moindre changement, la moindre trace...alors même si les traces de crayons sont à peine visibles, presque effacées, lui il les voit et comme pour se donner raison il attrape son poignet et retrace le passage du crayon sur sa peau. Une folie, quand on sait ce que la toucher provoque chez lui et pourtant, il ne peut pas s'en empêcher, à croire que ce qu'il avait cru voir s'atténuer avec le temps à finalement empirer.

« Vous êtes encore plantés par ici ? » La voix de sa mère. Sa question est si soudaine, qu'elle le fait sursauter et aussitôt, comme un coupable prit sur le fait il relâche le bras de sa sœur et s'éloigne même d'un pas. « Va donc dire bonjour à ton père, on va passer à table. » Son cœur à encore accélérer, comme si c'était possible...et finalement, il se dit que l'idée n'est pas mauvaise. Il lance un dernier regard à sa sœur, avant de pratiquement se précipiter au salon, comme si voir son père était ce qu'il attendait depuis des lustres.

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MessageSujet: Re: And now I’m looking at you... + Abi.   Jeu 4 Juin - 2:05


Aedan & Abiageal
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Abi avait envie de hurler. Mais pourquoi sa mère les laissait-elle seuls ? Elle pouvait pas continuer à jouer à la mère trop heureuse de retrouver son fils et qui refuse de le lâcher ? Cela aurait bien arrangé la jeune fille. Ou son père pourrait aussi se décider à bouger ses fesses de son fauteuil. Mais non, son journal devait décidément être très intéressant. Quoique, elle les voyait déjà se disputer pour rien, ce n'était pas plus mal. Mais du coup, il fallait bien qu'elle tente de donner le change. Elle le salua donc, bien qu'elle ne savait pas vraiment ce qu'elle devait faire. Son cerveau tournait carburait au maximum maintenant, cherchant une idée pour sortir de cette situation. Avant de subitement disjoncter alors qu'elle le voyait se pencher vers elle pour déposer un baiser sur sa joue. Ce geste aurait du lui paraître tout a fait naturel. Après tout, c'était bien ce que faisait un frère pour saluer sa sœur. Mais elle, elle était sur le point d'imploser. Son cœur avait accéléré son rythme au maximum et sa respiration s'était tout simplement stoppée. Pour reprendre quand il se redressa. « Salut... » Même sa voix créait des frissons sur sa peau. Elle n'allait jamais tenir ce repas. D'autant plus qu'au vu de la disposition de la table de sa mère, il serait soit en face d'elle soit à coté tout le long. Elle croyait qu'après un moment sans le voir elle serait moins sensible à sa présence, mais elle se trompait lourdement. C'était encore pire. Elle avait l'impression de suivre le moindre de ses mouvements. Et elle devait se faire violence pour ne pas toucher sa joue, pour ne pas poser sa paume à l'exacte endroit où ses lèvres s'étaient posés. « T'as encore gribouiller sur tes bras. » Pour le coup, elle fut surprise de l'entendre parler de nouveau. Tellement perturbée par ses sentiments, qu'elle ne faisait plus attention à ce qui se passait autour d'elle. Pourtant, elle est encore plus perdue alors qu'il attrape son poignet pour passer son doigt sur les traces de stylo qui restait sur sa peau. Mais pour elle, cette douce caresse semblait creuser un sillon brûlant sur sa peau. Et la pression de ses doigts sur poignet lui créait des fourmillements du bout des doigts jusqu'à son épaule. « Le fais pas remarquer à maman, où je suis bonne pour passer un temps fou à frotter mes bras. » Dit-elle alors d'une voix basse et troublée. Elle avait envie de faire un tas de choses à cet instant. Et aucune de ses choses n'est une bonne idée, elle le sait très bien. Elle avait beau avoir les cheveux encore humide, elle avait l'impression qu'une douche glacée lui ferait le plus grand bien. « Vous êtes encore plantés par ici ? » Abi sursautait, surprise par la voix de sa mère. Et Aedan la lâche subitement, s'éloignant d'elle. Et si quelques instant plus tôt elle ressentait le besoin d'une douche froide, elle n'en avait plus besoin. L'air coupable qu'il affichait -et qu'elle devait afficher aussi- suffisait à la faire redescendre sur terre. Elle fourre alors sa main dans ses poches et elle se félicita d'avoir mis la seule de ses robes qui en avait. Cela la retiendrait peut-être de faire un geste ridicule alors qu'un vide s'empare d'elle alors qu'il fait un pas pour s'éloigner d'elle. « Va donc dire bonjour à ton père, on va passer à table. » Alors qu'il lui lance un dernier regard, elle a l'impression de le voir presque courir pour aller dans le salon. A croire qu'il était préférable d'être avec ce père avec qui il lui était impossible de s'entendre plutôt qu'avec elle. Et dans le fond, c'est sûrement vrai. Elle prend quelques secondes pour s'adosser contre le mur et prendre une profonde inspiration avant de se diriger vers la cuisine. Elle était incapable de retourner dans la même pièce que son frère, même s'il n'était pas seule. Elle préfère retourner vers sa mère. « T'as pas besoin d'aide, maman ? » Voilà qui était bien aussi, tenter de jouer à la fille parfaite. Et puis passer un peu de temps avec sa mère ne pouvait pas lui nuire. « Dis pas de bêtises. Va profiter un peu de ton frère. Ça doit faire un moment que tu ne l'as pas vu toi non plus. » Génial, on ne voulait vraiment pas la laisser tranquille. « Tu sais, si j'ai envie de le voir, il me suffit de l'appeler ou de passer chez lui. » Comme si elle faisait l'une ou l'autre de ses choses. Même si elle aimerait bien pouvoir le faire, elle devait bien l'avouer. « Peut-être, mais là tu me gènes à être dans mes pattes. Et puis de toute façon, vaut mieux t'éloigner des fourneaux avant que tu ne déclenches une catastrophe. » Et bien au moins ça avait le mérite d'être clair. C'est à pas lent et en se mordant la lèvre inférieur qu'elle se dirige finalement vers le salon. Elle se dirige directement vers le canapé, là où elle était assise plus tôt, avant que son frère n'arrive. Elle a l'impression que rester debout, s'était prendre le risque de finir par faire les cents pas, comme un fauve en cage. D'ailleurs, elle ne tarde pas à s’asseoir en tailleur, rabattant sa robe sur ses jambes. Sa mère revient aussi dans le salon, se tournant vers son mari. « Si tu nous servait un apéritif, chéri. » A parce que maintenant c'était carrément un jour de fête, ils allaient boire l'apéro. Sa mère s'installe à son tour sur le canapé, mais à l'autre extrémité. Elle tourna la tête vers Aedan, tapotant l'espace disponible entre les deux femmes. « Assieds-toi donc là. » Abi n'avait plus aucun doute, c'était aujourd'hui qu'elle allait mourir.

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MessageSujet: Re: And now I’m looking at you... + Abi.   Ven 5 Juin - 0:27


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I
l trouva son père installé dans le canapé. Pas avachi, non, correctement installé, bien droit avec son journal sous les yeux et ses lunettes sur le nez. Chez lui, rien ne semblait imparfait et il suffisait de les mettre l'un à côté de l'autre pour remarquer qu'ils étaient en tout point différents, Aedan avait ses yeux, c'était sûrement la seule chose dont il avait hérité de son père. Monsieur Herondale était un homme sérieux, qui aimait soigner les apparences, il aspirait à une vie confortable, à la richesse, sans doute un peu à la puissance et énormément au confort. Il prêtait attention aux regards des autres, et Aedan lui était tout le contraire. Il se fichait des autres, il était du genre libre et se fichait totalement de l'image qu'il renvoyait aux autres. Il aimait se sentir bien dans ses baskets, et avait totalement détruit l'unique costume qu'il avait un jour eu dans son armoire. Lui, ses jeans troués, ses t-shirts qui dévoilaient trop de peau et une partie de ses tatouages, tout ça insupportait son père mais il rangeait ce dernier avec le reste du monde. « Salut papa. » lança t-il en entrant dans le salon, mais bien sûr Monsieur Herondale ne daigna même pas lever le nez de son journal. Comme si savoir son fils sous son toit était un poids qu'il consentait à supporter parfois, mais qu'il ne fallait pas pour autant trop lui en demander. Visiblement, la pilule était encore mal passé. Son fils vivait dans un tout petit appartement, qu'il payait avec une paye correcte mais insuffisante à son goût. « Hé pa' tu m'entends ?! » Finalement, le journal se baisse. « Enfin Aedan, pourrais-tu s'il te plaît faire preuve de délicatesse ! » Et voilà, ça recommençait. « C'est le seul moyen que j'ai trouver pour te faire remarquer ma présence, papa. Toi qui avait l'air si absorbé par ta lecture. » En plus, vu l'heure qu'il était, il devait déjà l'avoir lu trois fois son journal. Il se donnait juste des grands airs, comme d'habitude et alors que son fils lui parlait, il lui accorda enfin un regard par dessus ses lunettes. Chose dont Aedan avait une sainte horreur. « Oh je t'ai entendu arriver, tout le quartier t'as entendu avec cet engin de malheur » Et à ça, Aedan avait mille choses à répliquer. Il avait horreur de ce genre de conversation, en général il les évitait mais il lui semblait que son père les appréciaient. Pourtant, il se tut alors qu'Abi entrait dans la pièce pour venir s'asseoir dans le canapé près de leur père sans un mot, suivie de près par leur mère qui s'adressa à son mari afin de le faire bouger un peu. Un apéritif maintenant. Comme si sa simple venue méritait d'être fêter comme un jour à part...il se met alors à fixer sa famille. Son père, dans un coin occupé à sortir les bouteilles, sa mère qui s’assied tranquillement près de sa fille et Abi, installée tranquillement et qui ne dis plus un mot maintenant. Un joli tableau. La famille parfaite. Papa, maman, une fille, un garçon. Dommage que l'ombre de l'amour qu'il ressentait pour Abiageal ne vienne entacher la scène. « Assieds-toi donc là. » Et voilà qui allait encore ajouter au malaise...sa mère qui l'invitait à s'installer près d'elle, mais aussi et surtout près d'Abi. A quelques centimètres d'elle, là il allait non pas la toucher, juste l'effleurer et où il ne pourrait plus s'échapper avant un bon moment. Pourtant malgré tout, encore une fois pour sauver les apparences plus qu'autre chose il ne dit rien et il s'avance, il se laisse pratique tomber sur le canapé et son bras effleure le sien, provoquant chez lui une véritable décharge électrique. Il tente pourtant de se détendre, s'enfonçant un peu plus dans les coussins alors qu'il sent le regard de sa mère peser sur lui. Elle va lui poser des milliards de questions, il le sent, elle va lui parler durant une bonne heure avant de se décider à envoyer la famille à table. « Alors, mon chéri et le travail ? » Et voilà qu'elle commence. Il s'en doutait tellement...et au moment où il ouvre la bouche pour répondre, c'est la voix de son père qui résonne. « Dis moi, où as-tu fichu les crackers ? » Il pose les yeux sur sa mère qui roule des yeux avant de se lever. Il l'entends grommeler, tout en quittant la pièce pour rejoindre son mari...et voilà qu'il se retrouve de nouveau seul avec elle. Près d'elle. Instinctivement, il se met à se tortiller les doigts, comme pour passer le temps et évacuer la tension qu'il sent monter en lui à chaque seconde de plus qu'il passe si proche d'elle, il n'ose pas la regarder, par simple crainte de commettre l'irréparable, mais finalement, il se racle la gorge et se décide à ouvrir la bouche. « Et sinon...ça va toi...les études, le boulot ? » C'est d'une telle banalité...pourtant, c'est tout ce qu'il trouve à dire pour s'éviter de lui hurler à quel point il l'aime, à quel point être loin d'être est en train de le tuer.

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MessageSujet: Re: And now I’m looking at you... + Abi.   Ven 5 Juin - 1:10


Aedan & Abiageal
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Elle garda les yeux complètements baissés, fixant ses mains qui touchait toujours l'ourlet de sa robe. Lever les yeux vers sa mère, c'était prendre le risque de lui montrer que la proposition qu'elle venait de faire à Aedan horrifiait sa fille. N'aurait-elle pas pu décider de se mettre entre eux ? Comme n'importe quelle mère gâteuse qui voudrait prendre ses deux enfants dans ses bras ? Il fallait croire qu'elle voulait surtout mettre Aedan au centre de tout. Du coup, Abi espère presque qu'il ne va pas venir s’asseoir, qu'il va trouver un prétexte, peu importe. Mais non, il vient s'installer sans un mot, et elle se fige en sentant son bras frôler le sien. Bien sur, il fallait qu'ils aient tout les deux les bras nus, et le contact de sa peau contre la sienne, bien que bref, l’électrise entièrement. Elle se donne l'impression d'être transformé en statue, comme si elle venait de croiser le regard de la gorgone. C'est à peine si elle respire, comme si le moindre mouvement pouvait lui être fatale. Heureusement que sa mère est concentrée sur lui, sinon elle se demanderait encore ce qui pouvait bien se passer dans la tête de sa fille. « Alors, mon chéri et le travail ? » Voilà, très bien, qu'ils discutent. Elle n'avait ainsi pas à y participer tout en apprenant les dernières nouvelles dans la vie de son frère. Elle gagnait peut-être même assez de temps pour se ressaisir. Même si elle semblait en être incapable pour le moment. Mais avant qu'il ne réponde, c'est la voix de leur père qui leur arrive aux oreilles. « Dis moi, où as-tu fichu les crackers ? » Elle aurait du la voir venir celle-là aussi. Comme si leur paternel était capable de savoir où était rangé les trucs ici. Quoique les biscuits apéritifs, c'était plutôt son rayon en général. Abi ose finalement relever la tête, juste pour voir leur mère partir à la rescousse des crackers. Et une nouvelle fois, ils sont seuls tout les deux. Elle perd alors de nouveau le contrôle sur son cœur. Il faudrait peut-être qu'elle consulte un médecin, ce n'était pas normal qu'elle soit encore en vie avec un rythme cardiaque aussi irrégulier. « Et sinon...ça va toi...les études, le boulot ? » La voix de son frère lui parvient aux oreilles presque comme dans un rêve et instinctivement, elle tourne son regard vers lui.

Quel idiotie qu'elle vient de faire. Regarder son visage, c'était prendre le risque de perdre le peu de santé mental qui lui restait. C'était prendre le risque de faire aussi une idiotie. D'autant plus que lui ne la regarde pas. Et cette constatation lui fait plus mal au cœur qu'elle ne voudrait l'admettre. Elle aime ses yeux, son regard bleu dans lequel elle parvient à se perdre si facilement. Elle a l'impression d'être privé de quelque chose, comme une enfant qu'on aurait punie et prit son jouet préféré. « C'est toujours plus ou moins la même chose. » Marmonne-t-elle en réponse à sa question, incapable de détacher ses yeux de lui. Elle meurt d'envie de passer sa main dans ses cheveux. Comme si c'était un besoin impérieux qui venait s'imprimer en elle. « Au moins je me maintiens occuper, ça m'évite de trop penser. » Et voilà qu'elle commençait à trop parler. Elle se mord l'intérieur de la joue, comme pour s'interdire de parler une nouvelle fois. De dire encore une bêtise. Mais concentrée sur sa langue qui ne sait pas s’arrêter, elle en oublie sa main qui la démange une nouvelle fois. Avant de prendre conscience de ce qu'elle faisait, ses doigts ont glissés sur ses cheveux blonds. Elle écarquille subitement les yeux, tourna la tête et fourre une nouvelle fois sa main dans sa poche. Elle laisse ses cheveux glisser de son épaule, lui créant un rideau naturel pour cacher la teinte rouge qui a pris place sur ses joues. « Et toi ? Tout se passe bien ? » Comme si elle trompait qui que ce soit avec ce changement de sujet.

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MessageSujet: Re: And now I’m looking at you... + Abi.   Ven 5 Juin - 2:13


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V
oilà qu'il se met à lui en vouloir encore plus, à son père. Il aurait largement préférer les questions de sa mère, elle lui aurait sûrement demander s'il allait bien, s'il n'avait toujours pas rencontrer quelqu'un ou repris contact avec Claire...elle avait adorer Claire, et il s'était maudit bien longtemps d'avoir présenter son ex petite amie à sa famille. Même son père, l'avait trouver charmante, bosseuse, attentionnée, délicate, et tout un tas d'autres adjectifs qu'il avait été chercher on ne sait où quand il avait s'agit de lui reprocher d'avoir rompu avec elle. C'était d'ailleurs la seule fois où sa mère était intervenu pour indiquer à son mari qu'il allait trop loin dans ses propos et elle l'avait fait en remarquant la mine renfermé qu'Aedan avait adopter à ce moment-là en se rendant compte une bonne fois pour toute qu'il avait carrément dit adieu à une partie de sa vie en tombant amoureux d'Abiageal comme l'idiot qu'il était. Pourtant, il ravale sa haine du moment, il fait des efforts et il tente même d'engager la discussion. Il se lance dans des banalités stupides, le genre de trucs qu'un frère est censé demander à sa sœur quand il ne l'a pas vu depuis des semaines, néanmoins il ne va pas jusqu'à la regarder parce qu'il sait bien que s'en serait trop pour lui. Alors qu'elle lui réponds une banalité de plus, il se contente de fixer un point fixe, droit devant lui, comme si la poignet du buffet avait quelque chose de fascinant. Il se demande s'il doit continuer à la questionner, s'il doit aborder un autre sujet. Sa santé ? Il sait qu'elle va bien. Il le voit bien. Et puis surtout, il sait aussi que si elle avait été malade, il l'aurait su. Sa mère était bavarde, c'était le genre de chose qu'elle racontait plutôt facilement, même lorsqu'il s'agissait d'un rhume tout ce qu'il y a de plus banal. Sa vie ? A part le boulot et les études, il n'ose pas aller plus loin. Il ne veut pas aborder le sujet des amis, parce qu'il sait bien qu'il finira par se demander si elle à trouver un remplaçant au pauvre type qu'elle fréquentait avant. Il se doute bien que non, pourtant, mais le fait de repenser à ce garçon tout à fait innocent pourtant lui donne la nausée. Mais finalement, il n'a pas besoin de se mettre à parler, non. Elle continue d'elle même. Elle se maintient, elle s'occupe pour éviter de penser...un peu comme lui et à cette simple constatation, il ressent le besoin de la regarder mais n'en fais rien, se figeant en sentant ses doigts passer dans ses cheveux blonds. Voilà qu'elle le touche d'elle même, qu'elle fait ce genre de geste qu'il se retient toujours de faire pour ne pas accentuer la douleur qui semble les dévorer tous les deux. Son corps semble traversé par une onde de choc et il ose enfin la regarder quand elle retire sa main pour la remettre bien sagement dans sa poche. Elle baisse les yeux, évite son regard tout comme il le faisait quelques secondes à peine auparavant. Elle change de sujet, elle qui avait presque aborder celui qu'ils évitent depuis si longtemps se ravise, elle se rabat à son tour sur d'affreuses banalités dont il ne veut même plus. Il se tourne légèrement vers elle, lance un regard en direction de la cuisine d'où les voix de ses parents lui parviennent, apparemment, les crackers font de la résistance et ça l'arrange maintenant puisqu'il se décide à nouveau à tendre la main dans sa direction. Il attrape ses cheveux avec ses doigts, et vient les replacer derrière son oreille pour voir correctement son visage, ses joues rosies. Elle ne bouge pas, ne le regarde toujours pas...pourtant à ce moment c'est ce qu'il veut, alors il place ses doigts sous son menton, lui relève la tête pour enfin plonger son regard dans le sien. Il ne peut plus détacher ses yeux d'elle, maintenant, si proche et si loin à la fois, il ne peut s'empêcher de la trouver magnifique à cet instant, avec ce regard à la fois timide et effrayé qu'elle arbore, avec ses rouges toutes rouges et ses lèvres rosées qui ne cessent de l'appeler lui, sans qu'il puisse véritablement répondre à cela. « Abi... » murmure t-il tout en lâchant enfin son menton. Mais il sait bien que tout ça, ça ne rime a rien, il sait bien qu'ensemble ils ne pourront rien construire...tout ça parce que le monde avait décider de les faire naître au sein de la même famille.

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MessageSujet: Re: And now I’m looking at you... + Abi.   Ven 5 Juin - 12:52


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Elle savait que c'était une mauvaise idée. Mais en même temps, elle n'avait pas vraiment pris le temps de réfléchir. Son corps avait juste répondu à son impulsion. Elle se retenait depuis si longtemps de faire ce genre de geste, qu'elle en était presque soulagé de le faire. Comme si un peu de la frustration qu'elle ressentait, et qui ne la quittait jamais, s'était envolée. Mais c'était une partie si infime. Ce n'était pas suffisant, elle en avait pleinement conscience. Dans quelques instants, elle allait vouloir plus. Parce que c'était le risque. En prendre un peu, c'était prendre le risque de juste être encore plus accroc, d'avoir besoin de sa dose au bout d'un moment. Elle se rétracte donc, cachant sa main fugitive. Elle laisse ses cheveux retomber, cachant son visage. Elle va même jusqu'à changer de sujet. Comme si ça pouvait être suffisant pour oublier ce qu'elle a faillit dire et ce qu'elle a fait. Son corps lui, ne l'oublie pas en tout cas. Et Aedan non plus visiblement, alors qu'elle le sent bouger sur le canapé. Puis sa main apparaît dans son champ de vision, alors qu'il attrape ses cheveux pour les glisser derrière son oreille. Elle ne respire plus, ne bouge plus, alors qu'il doit pouvoir voir maintenant que ses joues sont teintés de rouge. Elle s'éfforce de ne pas croiser son regard, alors qu'elle en meurt d'envie. Mais elle risquait de ne plus pouvoir se contenir et ce n'était pas du tout le moment. Pas alors qu'elle pouvait entendre la voix de ses parents dans la cuisine, toujours à la recherche de ses crackers trop bien rangés. Mais il ne lui laisse plus le choix. Elle sent ses doigts glisser sous son menton, et doucement, délicatement, lui fait bouger la tête. Et quand son regard se plonge dans le sien, il lui semble que son cœur a remonté dans sa gorge, près à étouffée avec ses sentiments. « Abi... » Même le son de sa voix semble déclencher des choses chez elle dont elle ne soupçonnait même pas l'existence. Mais c'est surtout l'entendre prononcer son prénom qui déclenche le plus de chose. Pourtant tout le monde l'appelait ainsi, mais de sa part, c'était forcément différent. Mais le pire reste quand il lâche son menton et qu'elle est prise d'un horrible sentiment de vide maintenant. Comme s'il la rejetait, alors que dans le fond il n'en était rien. Il vivait les même tourments qu'elle. Cette douleur qui les consumait de l'intérieur et qui la rendait folle. Elle avait parfois l'impression que c'était ce qui allait la tuer un jour. Et  encore une fois, elle a l'impression qu'un morceau de son cœur vient de lui être arraché brutalement, alors qu'elle n'arrive même pas à détacher son regard de celui de son frère. Dans cette histoire, elle se retrouver à la fois privé de l'homme qu'elle aime, mais aussi de son grand frère. Ses yeux se remplissent de larmes, qu'elle retient aussi bien qu'elle le peut. Puis les deux voix de la cuisine sont subitement bien plus proches. Et au moment où leurs parents reviennent dans le salon, avec les fameux crackers enfin retrouver, elle se lève d'un bond elle aussi. « J'ai oublié mon téléphone dans ma chambre. Je vais le chercher, je reviens tout de suite. Ne m'attendez pas pour commencer. » Elle ne laisse à personne le temps de réagir, surtout pas sa mère qui allait trouver un moyen de la retenir. Elle a besoin de s'isoler, et de laisser peut-être ses larmes couler.

Elle grimpe les marches de l'escalier quatre à quatre puis s'engouffre rapidement dans sa chambre. Elle referme la porte, s'y adossant un léger moment, comme pour laisser le temps à sa respiration et son cœur de reprendre un rythme disons humain. Puis elle se dirige directement vers sa fenêtre, tirant le rideau d'un geste sec et ouvre la fenêtre en grand. Comme si un peu d'air frais pouvait changer quelque chose. Et c'est là, les yeux perdus sur la forêt qui s’étale derrière leur maison qu'elle laisse finalement quelques larmes s'échappées. Juste quelques instants où elle pouvait craquer et après, elle redescendrait, ferait tout pour afficher un sourire.

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MessageSujet: Re: And now I’m looking at you... + Abi.   Sam 6 Juin - 1:18


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A
croire qu'il était fou. Cinglé. Suicidaire. Quelque chose comme ça, ou les trois. Le fait est qu'il n'arrivait plus tellement à savoir qui était responsable maintenant. Elle avait son geste si simple et si dangereux pourtant ? Ou lui...avec son baiser, le faire de l'avoir toucher encore et encore. Les deux, c'était les deux. Il se rendait bien compte qu'elle était dans le même état que lui, qu'elle était au plus mal et il voyait aussi qu'elle parvenait plus difficilement à contrôler ses émotions. Il la regardait, il ne faisait que ça. Il avait cesser de la toucher, il avait éloigner ses mains parce qu'il savait bien que s'il avait continuer, il aurait très bien pu aller au delà des convenances. Peu importe le moment, peu importe le lieu. Mais finalement, il regrette bien vite chacun des gestes qu'il vient de faire, il sent son cœur éclater lorsqu'il se rend compte que son regard est humide, que ses yeux sont remplis de larmes qu'elle lutte pour retenir. Il peut lire la souffrance sur son visage, il peut la ressentir à travers elle et il souffre en même temps qu'elle. Maintenant, tout ce qu'il veut c'est tout arrêter, il pense un instant à la serrer contre lui...mais c'est avant d'entendre les voix de ses parents qui s'approchent. Instinctivement, il se tourne dans leur direction et il ne voit pas sa sœur se lever et s'éloigner de lui à la vitesse de la lumière. Elle marche vite, la tête baissé, elle manque de bousculer leur père et l'évite de justesse en marmonnant quelque chose, puis elle s'engouffre dans l'escalier le laissant là, seul et vide au milieu du salon. A cet instant, il se sent totalement ailleurs, il se sent brisé et à bout de souffle. Ses poumons, son cœur, son corps entier lui semble douloureux et il n'écoute même pas sa mère qui déjà se remet à lui poser des questions. Il n'entends que son prénom, lointain. Une fois. Deux fois. Trois fois. « Aedan ! » Finalement, il sursaute et lève enfin les yeux vers ses parents. « Enfin Aedan, est-ce que tu manques de sommeil ? » Il plisse les yeux. Il comprends à peine où elle veut en venir, il ne saisit pas tout de suite le sens de sa question et il finit par se rendre compte qu'il est resté figé comme un idiot. « Non...non, ça va. » Mensonge. Encore une. Mais il lui semble que depuis des mois maintenant, il passe sa vie à mentir à ses parents, même lorsqu'il ne parle pas il leur ment, lorsqu'il pose le regard sur Abi, il ment. « Tu es tout pâle. Tu as faim ? » Voilà que sa mère s'inquiète maintenant, et il sait que lorsqu'elle est inquiète elle ne lâche plus avant de longues minutes. Alors, il se ressaisit du mieux qu'il le peut. Il tente de penser à autre chose, il se concentre sur la bonne odeur de viande qui émane de la cuisine, il se concentre sur sa faim et il tente d'oublier Abi, ou plutôt de la remettre là où il la met toujours pour éviter de souffrir à outrance … au second rang dans son esprit. Il se redresse finalement, passe une main sur son visage et se lève pour aller embrasser sa mère et attraper les crackers qu'elle tient dans sa main. « Tout va bien, où est-ce que je m'installe ? » demande t-il en désignant la table déjà mise. « Comme d'habitude, enfin. » Et alors que son père s'installe en bout de table, il vient s'asseoir à son tour et laisse sa mère lui servir un grand verre de soda. Lui ne boit jamais d'alcool. C'est sans doute l'une des meilleures attitude qu'il ait réussi à adopter.

Les minutes passent...elle s'écoulent au compte gouttes, et Aedan ne parvient toujours pas à se concentrer sur la discussion. En réalité, son regard ne cesse de dévier en direction de l'escalier d'où il espère voir revenir Abi, mais cette dernière tarde et l'image d'elle étendue sur son lit en train de pleurer est en train de le dévorer. « Enfin que fais Abi ? On va avoir terminer l’apéritif sans elle... » En voilà des paroles censées, et il remercierait presque sa mère de lui donner l'occasion de se rendre utile, puisqu'alors qu'elle se lève sûrement pour aller chercher sa fille, Aedan pose une main sur son bras. « Laisse, je vais aller la chercher. Laisse moi profiter de ma petite sœur, maman. » Il sourit. Il joue la comédie, encore une fois il endosse son rôle de grand frère et il se lève pour prendre la direction de l'escalier. Il monte lentement, très lentement, sans un bruit et il se dirige immédiatement vers la chambre de sa sœur. Il tremble, il s'en rend bien compte alors qu'il approche sa main de la poignet pour la tourner lentement et entrer sans un bruit. Il referme derrière lui et pose enfin le regard sur elle, debout devant la fenêtre ouverte à fixer un point, droit devant loin dehors. Elle ne l'a même pas entendu et il en profite pour s'avancer vers elle, il se place derrière à quelques centimètres à peine et après une hésitation, il pose enfin une main sur son épaule.

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MessageSujet: Re: And now I’m looking at you... + Abi.   Sam 6 Juin - 1:48


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Les minutes passent et s'allongent. Abi ne voulait que s'accorder quelques instants. De petites minutes avant d'aller à table, d'affronter la présence de son frère tout juste en face d'elle. Juste un peu de temps pour réunir la force nécessaire. Mais finalement, il lui faut plus de temps qu'elle ne le croyait pour ça. Ou peut-être qu'elle ne le pourra jamais. Ses pieds semblent tout simplement ancré au sol, incapable du moindre mouvement. Les larmes par contre, finissent par se tarir. Et d'un geste, elle les efface de ses joues. Bien qu'elle sait que ses yeux doivent être suffisamment rougis pour la trahir. Avant de descendre, elle aura sûrement besoin d'un passage dans la salle de bain. Quand, ça elle n'en sait rien par contre. Si elle pouvait trouver une excuse pour ne pas descendre cela lui allait aussi. Si elle ne pleurait plus, la douleur était toujours là. Elle ne la quittait jamais de toute manière. Mais elle était plus vive maintenant. Comme une vieille cicatrice, toujours sensible, qu'on aurait subitement rouvert. Pour le moment, elle se contentait donc de fixer un point invisible devant elle, tentant de ne plus penser, de mettre son cœur sur pause. Mais elle n'avait toujours pas trouver le bouton pour faire une chose pareille. Elle se contentait donc du silence autour d'elle, se concentrant sur le bruit des oiseaux dehors. Des animaux heureux, eux.

Concentrés sur les sons de l'extérieur, elle n'entendit même pas ceux de l'intérieur. Elle sursauta quand une main se posa sur son épaule. Et se tourna instinctivement, sans prendre le temps de réfléchir à qui cela pouvait être. Et son visage se retrouva alors bien trop près de lui. « Aedan ! » Hoqueta-t-elle de surprise. Elle aurait pris le temps de réfléchir, elle aurait su que c'était lui. Après tout, sa mère ou son père se serait contenter de l'appeler du bas de l'escalier. Ou de faire plus de bruits en arrivant dans sa chambre. Et maintenant son corps se retrouvait bien trop près de lui. Et elle s'était déjà prouvée aujourd'hui qu'elle n'avait pas beaucoup de self-control. Elle tente de reculer, mais elle est déjà contre la fenêtre et ses mains se posent alors sur la bordure de la fenêtre. Au moins, s'accrocher à ça allait peut-être l'empêcher de recommencer à passer une main dans ses cheveux. Ou pire, se de jeter à son cou pour l'embrasser. A cet pensée, elle mordille alors sa lèvre inférieur. Elle avala difficilement sa salive, tentant de reprendre au moins le pouvoir sur ses paroles. « Les parents t'envoient me chercher ? Fallait pas j'arrive tout de suite. » Elle n'ose même pas le regarder dans les yeux. Mais peu importe où elle pose les yeux sur lui, ce n'est pas bon pour elle. Son épaule, elle voudrait pouvoir sa tête dessus. Ses lèvres, elle aimerait y glisser les siennes. Et elle pouvait sûrement faire de même avec chaque partie de son corps. Le mieux reste encore la fuite. Elle se dirige alors vers son lit, où son téléphone est posée là. Elle l'attrape pour le lui montrer. « Tu vois, je l'ai retrouvée. » Comme si elle l'avait chercher. Ou comme si il était dupe. Mais c'était toujours mieux que de penser à la dernière fois qu'ils se sont retrouvés seuls dans cette chambre. Cette fois où elle en avait sûrement trop dévoilée. Cette fois elle avait bien cru qu'il allait l'embrasser. C'était aussi le moment qui avait marqué le début de ce jeu de qui évite l'autre le mieux.

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MessageSujet: Re: And now I’m looking at you... + Abi.   Jeu 11 Juin - 16:40


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I
l avait bien conscience de jouer avec le feu. Il savait au fond de lui, que dans la situation actuelle la meilleure des solutions, ou plutôt la plus simple aurait été d'attendre en bas bien sagement, de laisser sa mère appeler sa petite sœur pour la faire redescendre puis, de faire comme toujours. Penser à autre chose, quitte à être un peu à l'ouest et se prendre des remarques dans la figure. Tout était bon à prendre pour lui permettre de passer cette journée – qui allait être des plus pénible – le plus tranquillement possible, en évitant de nouveaux « incidents » avec Abi. Mais c'était plus fort que lui, il avait fallu qu'il retienne sa mère et qu'il se décide à monter lui même, mieux, il avait carrément prit la décision stupide de rejoindre Abi dans sa chambre, de fermer la porte derrière lui, les isolant ainsi pour un petit moment. Il ne résista même pas à l'envie qui lui tiraillait les tripes, de s'approcher d'elle, puis de la toucher. Sa main se posa sur l'épaule de la jeune femme, et alors que les doigts d'Aedan touchèrent l'épaule de sa sœur, il sentit sa peau lui picoter comme s'il venait de mettre la main sur un câble électrique. Elle sursauta alors ; ce qui était prévisible. Il n'avait fait aucun bruit en entrant, il s'était approché comme un chat s'approche d'une souris occupée à grignoter son fromage. Elle venait de se retourner, et la main du jeune homme avait de ce fait quitter son épaule...pour autant, la tension ne s'était toujours pas évaporée, bien au contraire. Elle était toujours là, devant lui, si proche, trop proche. Son corps était pratiquement collé au sien, et elle sembla s'en rendre compte puisqu'elle recula d'un demi pas, pour finalement se retrouver bloquée par la fenêtre. Elle n'était parvenue qu'à mettre quelques centimètres entre eux, pourtant cette simple constatation suffit à provoquer chez Aedan une douleur sans nom. Maintenant elle le fuyait. Elle s'éloignait de lui … et elle avait raison de le faire. Il était impossible pour eux de céder à tout ça, et il s'en rendait toujours un peu plus compte dans ces moments là. « Ça va faire au moins quinze minutes que tu le cherches, ton portable. » envoya t-il en réponse à sa remarque. Comme s'il était assez stupide pour croire qu'elle était monter se percher là-haut, rien que pour ça. Finalement, elle se sortit de cet espace réduit dans lequel elle semblait plus bloquée qu'autre chose, il la suivit du regard alors qu'elle passait près de lui pour s'approcher de son lit. Son téléphone était là, bien en évidence. « Tu pensais qu'un piaf te l'avais piquer ? » demande t-il alors, tout en désignant la fenêtre grande ouverte par laquelle il l'avait surprise en train de regarder. Bien sur, ce n'était pas le genre de question à laquelle il attendait réellement une réponse. En réalité, elle était simplement pour lui faire doucement remarquer qu'il n'était pas si bête, qu'il avait bien compris le malaise. Aussi, il recula de quelques pas afin de s'asseoir sur son lit, là où le téléphone était jadis posé. Il garda le silence un petit moment, ne sachant même pas quoi dire ou s'il était utile d'engager une discussion maintenant. Pourquoi faire ? Pourquoi dire ? Pourtant, voilà qu'il se mettait à en ressentir le besoin. Depuis combien temps avait-il pleinement conscience d'être amoureux d'elle ? Sûrement depuis ce soir, dans cette même chambre. Quand il avait ressenti tant de joie, lorsqu'elle avait annoncer avoir plaquer cet idiot, quand il l'avait rejoint et qu'elle avait bien failli l'embrasser. C'était ce soir là, qui avait fini de sceller ce lien particulier, même si ses sentiments à son égard s'étaient déjà manifestés bien avant. Lorsqu'il avait demander à Claire de partir, par exemple, lorsqu'il avait mis fin à leur relation pourtant si belle. « Tu veux pas qu'on en parle ? » demanda t-il alors, en baissant les yeux pour fixer un point invisible sur le sol de la chambre. C'était bien la première fois qu'il ressentait le besoin de mettre les choses à plat, mais l'idée ne lui paraissait pas si mauvaise. Il avait plus que besoin de ça, il avait l'impression que peut être, même si dire les choses clairement n'arrangerait rien, le poids qu'ils portaient tout le deux s'en verrait allégé. Au moins un peu, rien qu'un petit peu...

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MessageSujet: Re: And now I’m looking at you... + Abi.   Jeu 11 Juin - 18:43


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Etre seule avec lui déclenchait toujours des tas de choses en elle. Des choses pas vraiment avouable, elle en avait conscience. Mais qu'ils se retrouvent seuls dans cette pièce était encore pire pour elle. Des tas de souvenirs remontaient à la surface. Le plus fort de tous était sans doute cette fois qui avait marqué à jamais son esprit, mais ils avaient aussi partagés de bon moment dans cette chambre. Des moments insouciants, où ils étaient juste heureux d'être ensemble sans que d'autres pensées ne viennent les parasiter. C'était il y a bien longtemps. Maintenant, elle cherchait même des excuses, alors qu'il y a quelque années, pas si longtemps, il était celui à qui elle confiait tout. Son grand frère, mais même cette pensée était douloureuse maintenant. « Ça va faire au moins quinze minutes que tu le cherches, ton portable. » Un quart d'heure, déjà ?! Elle avait conscience qu'il n'était pas dupe, mais n'était ce pas plus simple que de dire de but en blanc qu'elle était juste monté pour pouvoir pleurer en paix, pour tenter de retrouver un calme qu'elle ne parvenait plus à avoir en sa présence ? C'était l'évidence et dire tout ça à voix haute n'allait pas l'aider, elle le savait. Ce serait peut-être même plus douloureux encore dans un sens. Elle prend alors la fuite, leurs corps étaient bien trop proche à cet instant précis. Elle rejoint son lit, où son téléphone était tout simplement posé dessus, le saisissant pour tenter de continuer à garder cette excuse. « Tu pensais qu'un piaf te l'avais piquer ? » Elle lève les yeux au ciel face à sa remarque, pourtant un fugitif sourire ne peut s'empêcher de traverser ses lèvres. Mais bien vite il a disparu alors qu'elle se rend compte qu'il ne lui laisse pas l'occasion de se défiler, de se trouver des excuses bidon. Pourtant, il lui semblait que cela faisait partie de leur relation actuel. Une relation remplie de fausses excuses pour ne pas dire tout haut ce que leurs cœurs ne cessent de murmurer. Et alors qu'ils auraient juste dû descendre et rejoindre leurs parents, voilà qu'ils s'installent sur le lit, s'y installant. « Tu veux pas qu'on en parle ? » Elle écarquille les yeux, ne s'attendant pas vraiment ça. Plutôt, elle avait peut-être bien mis les pieds le plat, en disant avoir besoin de se maintenant occupée pour ne pas réfléchir, mais elle s'était vite rétractée. Elle avait conscience que ce genre de discussion risquait d’entraîner plus de souffrance qu'autre chose. Elle ne pouvait pas non plus mentir et dire qu'elle n'avait jamais penser à mettre les choses au clair. Histoire que les choses soi dites, elle avait même un moment pensé que cela aurait pu l'aider à aller mieux, mais elle avait vite compris que c'était un doux rêve. En parler à Mack n'avait jamais rien changer. Si ce n'est qu'il y avait au moins une personne qui savait pourquoi elle ne tombait pas amoureuse. Qui savait pourquoi elle était triste dans les moments où elle n'arrivait pas à cacher son désespoir. Mais tout en fixant Aedan, elle se rendit compte que lui en avait peut-être besoin. Elle doutait de toute façon qu'il se soit confié à qui que ce soit à ce sujet de toute manière... A son tour, elle s'installa sur le lit, laissant tout de même une distance entre eux. Elle savait à quel point elle pouvait être faible quand il s'agissait de lui tout près d'elle. Elle fit comme lui d'ailleurs, fixant un point invisible au sol, alors qu'elle étendait ses jambes et que ses mains tenaient fermement le bord du matelas de chaque côté d'elle. « Je suis pas sure que ça nous aide vraiment.... » Marmonna-t-elle finalement. Elle ne savait même plus combien de temps s'était écoulée avant qu'elle n'ouvre la bouche à son tour. Sans doute un peu trop de temps. Elle bascula finalement la tête en arrière, fixant le plafond maintenant. Comme si cette position permettrai à la gravité de faire son job et de ne pas laisser les larmes qui risquaient de couler avec cette conversation. Son cœur se serrait déjà tellement douloureusement dans sa poitrine. « Est-ce vraiment utile que je te dise que je suis montée parce que je suis incapable de me comporter véritablement comme une sœur avec toi ? Tu le sais déjà de toute manière... » Avec un soupir, elle se redressa finalement, passant ses mains sur son visage. Ce n'est qu'à ce moment là qu'elle se permit un regard vers son frère, s'inquiétant déjà de ce qu'elle risquait de lire dans son regard.

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MessageSujet: Re: And now I’m looking at you... + Abi.   Ven 12 Juin - 0:10


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E
n voilà une idée qu'elle était bonne ! Discuter, mettre les choses à plat une bonne fois pour toute...au risque de la voir s'effondre et de se sentir encore plus frustré. De plus, voilà qu'il lançait ça maintenant, alors qu'il savait bien que son père et sa mère attendaient tous les deux en bas, à table. D'ailleurs, il se les imaginaient déjà plantés l'un en face de l'autre dans le silence le plus total en s'enfilant des verres d'alcool pour éviter de se parler. Parce que oui, malgré les apparences qu'ils s'efforçaient de donner, Aedan savait bien qu'ils en étaient rendu là. Ils ne se parlaient que quand il le fallait, et surtout la plupart du temps, leurs discussions autre que pour savoir où se trouvaient les crackers tournaient à l'engueulade. D'ailleurs, il les soupçonnaient d'avoir réussi à se chamailler dans la cuisine tout à l'heure...mais l'heure n'était sûrement pas à ce genre de réflexion. Il savait que sa mère n'allait pas tarder à craquer et à les appeler en bas de l'escalier. Du coup, il lâcha un petit soupire de satisfaction en voyant sa sœur s'asseoir sur le lit à son tour, à son opposé, certes, et à une bonne distance de lui mais au moins, elle était là et elle semblait ouverte à la discussion. Du moins...presque. « J'en sais rien... » confessa t-il. En réalité, il avait tout garder pour lui...depuis toujours. Il n'avait jamais trouver quelqu'un pour parler de tout ça, même pas Miles a qui il avait tendance à tout raconter. Il avait tout enfermer au fond de lui, tout simplement pour éviter d'être jugé là-dessus parce qu'il savait que prendre une quelconque remarque dans la tête sur les sentiments – sûrement malsains – qui étaient en train de lui empoisonner la vie suffirait à le mettre plus bas que terre. Ses yeux se posèrent sur Abi, qui venait de s'étendre sur le lit. « Est-ce vraiment utile que je te dise que je suis montée parce que je suis incapable de me comporter véritablement comme une sœur avec toi ? Tu le sais déjà de toute manière... » Non, bien sur que ça ne l'était pas. Il l'avait bien compris, c'était d'ailleurs pour cette raison qu'il avait commis cette folie de monter lui même pour aller la chercher. Se comporter comme une sœur...qu'est-ce que ça voulait dire ? Il en était arriver un point où il réussissait à tout confondre. Déposer un baiser sur le front d'Abi. La serrer dans ses bras, vouloir être près d'elle, c'était se comporter comme un frère. Pourtant, c'était des choses qu'il évitait de faire maintenant, comme si c'était quelque chose qui lui était totalement interdit. D'ailleurs, maintenant qu'il observait, ainsi étendue sur le lit en train de fixer le plafond, il se rendait compte qu'il pouvait tout faire. Se pencher sur elle, comme il l'avait fait ce jour là, déposer un baiser sur ses cheveux, sur son front, sur sa joue...ou sur ses lèvres. Mais elle ne lui laissa le temps de rien. Et heureusement. Elle se redressa presque aussitôt vite qu'elle s'était allongée et il croisa son regard pour la première depuis un bon moment. Qu'est-ce qu'il pouvait bien lui dire maintenant qu'il avait prit le temps de se laisser envahir en quelques secondes à peine, par de nouveaux désirs incontrôlés. Il se pinça les lèvres. S'il ouvrait la bouche, il était bien capable de sortir une énormité. Il se contenta alors de détourner le regard, puis de s'installer un peu plus confortablement sur le lit, en profitant pour se rapprocher d'Abi, juste un peu et se positionnant de façon à l'avoir en face de lui. « Finalement c'est peut-être pas une bonne idée... » murmura t-il, bien conscient maintenant qu'il était incapable de lui dire clairement le fond de sa pensée, sans commettre l'irréparable dans la foulée. Pourtant, il bougea encore pour s'approcher encore d'elle, comme attiré par un aimant sa main vint se saisir de celle de sa sœur et il entrelaça leur doigts, fixant un petit moment leurs mains ainsi. « Je deviens fou, Abi...j'ai l'impression de mourir à chaque fois que je te vois. » Et c'était un euphémisme, il s'était plusieurs fois fait cette réflexion étrange qu'il trouverait sûrement une manière de mourir bien moins douloureuse que ce qu'il ressentait ces derniers temps. « J'ai beau savoir que c'est pas bien...j'y peux rien. » Il leva finalement les yeux vers elle, avant de tirer sur sa main pour l'attirer à lui. Oui, c'était de la folie, mais c'était trop. Il avait trop supporter, il était trop éprouvé pour réfléchir ou penser correctement. Il passa une main dans son dos pour finir d'attirer la jeune femme à lui et lorsqu'elle fut contre lui, il se sentit comme traverser par cette décharge électrique. La même qu'a chaque fois. Celle qu'il avait du mal à comprendre, qui pouvait signifier qu'il fallait qu'il s'arrêter, autant qu'il fallait qu'il continue pour aller mieux. « Je veux pas être ton frère...je veux pas. Je veux plus. » chuchota t-il en enfouissant son visage dans le cou d'Abi.

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MessageSujet: Re: And now I’m looking at you... + Abi.   Ven 12 Juin - 1:51


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Cette conversation sentait la mauvaise idée à plein nez, pourtant, elle se laissait doucement coulé dedans. Elle alla même jusqu'à osé son regard. Ce qu'elle évitait pourtant de faire depuis un petit moment maintenant. Quand elle faisait, elle finissait par agir n'importe comment. Enfin, elle faisait aussi n'importe quoi quand ce n'était pas le cas de toute manière. Comme tout à l'heure. En croisant son regard, elle s'attend à être chamboulé. Elle l'est toujours. Il lui semble que l'infini se reflète dans ses yeux, qu'elle pourrait s'y perdre sans jamais retrouver son chemin. Et souvent, elle y voit cette douleur qu'elle connaît par cœur. Et c'est encore le cas là. Il détourne alors le regard, comme si c'était trop pour lui, et elle a l'impression que la lumière vint de s'éteindre, que si elle n'était pas assise elle pourrait tout simplement perdre l'équilibre et trébuchée. Comme si c'était son regard qui la maintenait debout. « Finalement c'est peut-être pas une bonne idée... » Non, ça ne l'était pas. Et venir dans sa chambre ne l'était pas non plus. Pourtant, eu lieu d'y mettre fin, de se lever et de partir, il se tourne vers elle, se rapprochant d'elle. Pas beaucoup, mais juste suffisamment pour qu'elle se sente perdre le contrôle sur les battements de son cœur, une nouvelle fois. Il se saisit même de sa main et elle ne pense même pas à la dégager. Elle aime tellement ce contact. Sa paume contre la sienne, ses doigts et les siens mélangés. Son regard semble même hypnotisé par cette vision. Et dire qu'il y a quelques années, elle pouvait lui tenir la main sans problème, sans avoir à se demander si elle allait pouvoir se passer de ça. Si elle n'allait pas vouloir demander plus. « Je deviens fou, Abi...j'ai l'impression de mourir à chaque fois que je te vois. » Elle relève le tête vers lui, son cœur se serrant davantage dans sa poitrine. Elle aimerait tellement pouvoir effacer sa douleur, mais comment pouvait-elle faire ça ? Elle n'en avait pas la moindre idée. Elle ne gérait déjà pas sa propre souffrance. Et elle comprenait si bien ce qu'il disait. Elle avait la même impression. Mais quand elle ne le voyait pas, elle avait parfois l'impression que c'était pire. Ses pensées se tournaient alors vers lui et le manque était d'autant plus grand. Incapable de prononcer un mot, elle serre davantage sa main dans la sienne. Comme s'il pouvait s'envoler et disparaître subitement. « J'ai beau savoir que c'est pas bien...j'y peux rien. » Leurs sentiments les dépassaient tout les deux. Ils étaient deux à être incapable de passer au dessus. Il relève finalement les yeux vers elle. Encore une fois, elle voit ce morceau d'infini qui l'attire et l'hypnotise. Elle est incapable de lui résister quand il tire sur sa main pour l'attirer contre lui. Et finalement, quand elle sent sa main dans son dos qui l'attire davantage contre lui, pour la première fois depuis des années, elle se sent entière. Elle avait tant besoin de lui. « Je veux pas être ton frère...je veux pas. Je veux plus. » Alors qu'elle sent son souffle dans son cou, elle n'arrive même plus à retenir les larmes qui la submerge. Ses bras passent finalement autour de son cou, le serrant davantage contre elle. Elle ne voulait plus jamais le laisser partir. Pourtant, elle savait qu'il allait le falloir. Et le manque qu'elle allait en ressentir serait encore pire. « Tu me manques tellement... » Murmura-t-elle finalement, alors que son visage était déjà inondée de larmes. « Être prêt de toi sans pouvoir faire ce dont j'ai vraiment envie est horrible, mais j'ai l'impression que ne pas te voir est encore pire. » Elle resserra davantage ses bras, comme si ses mots risquaient de le faire disparaître. Que sa plus grande peur pouvait se matérialiser dans l'instant. Pourtant, c'est elle qui amorce le premier geste, en relevant la tête pour croiser son regard, bien que ses bras soient toujours autour de lui. Elle allait avoir tellement de mal à se convaincre de quitter l'étreinte de ses bras. Rien que pour ça, elle aurait aimé redevenir la petite fille protégée par son grand frère. Une époque où elle n'avait même pas besoin d'excuse pour se réfugier contre lui. « Mais qu'est ce qu'on peut y faire ? J'ai beau y penser encore et encore, je n'ai aucune solution. » Même essayer de s'attacher à une autre homme ne marchait pas. La dernière solution qui lui restait, était bien trop radicale pour qu'elle y pense sérieusement : déménager, quitter la ville, le pays. Mais prendre de la distance aurait aussi été prendre le risque d'en mourir petit à petit, alors qu'elle ne ferait que penser à lui sans jamais se permettre de le voir. Comme c''était déjà le cas maintenant. Mais au moins, elle pouvait compter sur ses parents pour le voir de temps en temps et dans son cas, c'était parfois mieux que rien, même si cela était une journée éprouvante.

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MessageSujet: Re: And now I’m looking at you... + Abi.   Ven 12 Juin - 23:40


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I
l respirait son parfum à plein poumon. Comme si c'était la dernière fois qu'il aurait l'occasion de s'en imprégner, comme si plus jamais il ne pourrait le respirer de cette manière. Voilà qu'il se laissait totalement aller à ses sentiments, ou presque. Il ouvrait rarement son cœur. Les épanchements de sentiments, ce n'était pas lui. Et pourtant, maintenant qu'il était lancé sur le sujet, il avait l'impression qu'il ne parviendrait plus à se taire avant d'avoir tout dit. Pourtant, il savait qu'il fallait qu'il se fasse une raison. Il ne pouvait pas tout dire, pas maintenant, pas comme ça alors qu'il connaissait la finalité de cette discussion. Il savait que peu importe ce qu'ils se disaient maintenant, la vie allait reprendre son cours, il allait sortir d'ici, quitter la maison à nouveau pour rentrer chez lui, et il allait souffrir, sans doute encore plus qu'avant. Il allait devoir se convaincre à nouveau que tout ça était stupide, et il allait tout simplement se remettre à éviter la maison de ses parents comme la peste. Mais … non. Pour le moment, il ne veut simplement pas y penser. Il veut profiter de chaque seconde qui lui sera offerte ainsi, si proche d'elle, il veut profiter de ses bras qui viennent enserrer son cou et qui viennent intensifier encore un peu cette étreinte.« Tu me manques tellement... » murmure t-elle, et à ces quelques mots il sent son cœur se serrer davantage. Si elle savait comme être loin d'elle est difficile pour lui au quotidien. Comme parfois, il se met à se torture pour s'éviter de l'appeler pour la supplier de le rejoindre. « Être prêt de toi sans pouvoir faire ce dont j'ai vraiment envie est horrible, mais j'ai l'impression que ne pas te voir est encore pire. » Bien sur que c'était pire. Quand elle était là, il souffrait...mais quand le manque se faisait sentir, c'était encore pire. Il se sentait vide sans elle. Comme un coquille, abandonné de son escargot. Vide et sans vie. Un corps sans âme, errant comme un zombie. Pourtant, il ne dit rien. Il se contente d'endurer ses paroles, il se contente de laisser la douleur et la tristesse le submerger totalement, et comme pour tenter dans un dernier effort d'apaiser un peu cette vague d'émotions négatives, il resserre son étreinte encore un peu. Il la sert contre lui aussi fort qu'il le peut, comme si d'une seconde à l'autre, elle était susceptible de s'envoler comme par magie. « Mais qu'est ce qu'on peut y faire ? J'ai beau y penser encore et encore, je n'ai aucune solution. » Une solution, combien de fois avait-il élaborer des plans, tous plus foireux les uns que les autres dans son esprit ? Il avait songer à fuir, à l'emmener loin. A quitter cette ville, ce pays. S'envoler le plus loin possible, à l'autre bout du monde...changer d'identité – peu importe comment ! - et vivre avec elle ce qu'il rêvait de vivre à ses côtés depuis si longtemps. Mais a chaque fois, la réalité le rattrapait. Il l'aimait. Plus que tout au monde...mais il ne pouvait pas changer son ADN. Il ne pouvait pas retirer ces gènes, qu'il partageait avec elle et qui lui pourrissait tant l'existence. Ils pouvaient fuir, aussi loin qu'ils le pouvaient...rien ne changerait jamais le fait qu'ils étaient un frère, et une sœur. Et cette constatation était pour lui la chose la plus horrible au monde. « Je sais... » chuchota t-il enfin. Il savait oui. Et c'était tout ce qu'il trouvait à répondre à ça. Il savait, mais il le refusait. Finalement, il ne voulait personne d'autre qu'elle. Il savait qu'aucune autre ne lui arrivait à la cheville, il avait beau poser son regard sur d'autres femmes parfois, il finissait toujours immanquablement par comparer ces filles à Abi, et sa sœur gagnait toujours haut la main.

Les mains d'Aedan remontèrent le long du dos de la jeune femme, puis finalement, il releva la tête pour la regarder. Elle pleurait. Son visage était inondé de larme et cette vision le brisa. L'une de ses mains vint se poser sur le visage de sa sœur, et il essuya ses larmes du doigts avant de poser son front contre le sien. « Je sais...mais j'y arrive pas. Et j'y arriverais jamais... » Il marqua une pause, avalant difficilement sa salive. « Je sais pas pourquoi ça nous arrive à nous...je sais pas. Mais je sais que c'est toi qu'il me faut. Pas une autre. Toi. C'est toi que j'aime, que j'ai aimé et que j'aimerais. C'est toi. »

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MessageSujet: Re: And now I’m looking at you... + Abi.   Dim 14 Juin - 0:32


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Être dans les bras d'Aedan a quelque chose de magique. Certes, l'instant semble plutôt tragique, elle pleure et tout deux ne peuvent que se rendre compte de l'impossibilité de leur situation, mais elle aussi bien là. Comme si elle était véritablement chez elle. A sa place. Si elle en avait eu le pouvoir, elle aurait aimé pouvoir suspendre le temps. Pouvoir profiter de ce moment indéfiniment. Jusqu'à ce qu'elle en est marre. Ce qui risquait de ne jamais arriver. Elle aimait trop être avec lui. Elle l'aimait trop, tout simplement. Et c'était là tout le problème. Il n'y avait aucun remède magique pour arranger tout ça. Ce serait si facile si une potion magique pouvait leur faire avoir la relation fraternel qu'ils auraient toujours dû avoir. Mais dans le monde réel il n'y avait aucune baguette magique, et encore moins de marraine la bonne fée. Ils n'avaient aucune solution. C'est d'ailleurs ce qu'elle lui glisse en redressant la tête. « Je sais... » Lui chuchota-t-il en retour, son que son visage ne quitte le creux de sa nuque. Qu'ils le sachent tout les deux ne semblaient rien changer de toute manière. Abi voyait bien qu'ils étaient tout les deux pris dans la même spirale sans fin, incapable de cesser d'aimer l'autre. Incapable de passer à autre chose. Pourtant, c'était finalement la seule véritable solution qu'ils leur restaient. Même si la jeune femme savait déjà que si un jour elle le voyait amoureux -véritablement amoureux et heureux- d'une autre, cela risquait de la détruire, petit à petit. Chaque sourire qu'il lui adresserait, chaque caresse, chaque baiser, serait comme un si une petit morceau de son cœur se détacherait. Jusqu'au jour où il n'y aurait plus rien...

Elle ne sait exactement combien de temps ils restèrent ainsi, dans les bras l'un de l'autre. Surement trop, d'un instant à l'autre leur mère risquait de les appeler. Finalement, Aedan commence à bouger. Elle sent ses mains remonter dans son dos, puis il redresse finalement la tête. Il voit alors qu'elle pleure. Elle voit dans son regard à quel point cette vision lui fait du mal à lui aussi. Ce qui a alors le donc de stopper ses larmes. Elle n'a pas envie de lui imposer plus de douleur. Après tout, ils en ont déjà plus leur part. Délicatement, tendrement, il essuie alors les larmes sur ses joues du bout du doigt, avant de poser son front contre le sien. « Je sais...mais j'y arrive pas. Et j'y arriverais jamais... » Elle pense bien la même chose. Surtout alors que ses lèvres sont plus proches des siennes qu'elle ne l'ont jamais été. Juste cette vision semble court-circuiter son cerveau. Elle voit sa pomme d'Adam monter puis redescendre alors qu'il semble avoir du mal à déglutir, quand elle, c'est son cœur qui semble se coincer dans gorge. « Je sais pas pourquoi ça nous arrive à nous...je sais pas. Mais je sais que c'est toi qu'il me faut. Pas une autre. Toi. C'est toi que j'aime, que j'ai aimé et que j'aimerais. C'est toi. » Il l'a dit. Ses mots qui menacent toujours traverser la barrière de sa bouche et qu'elle retient toujours. Ses tout petits mots qu'elle a rêvé entendre tout en les redoutant. « Aedan... » murmure-t-elle finalement. Elle n'a plus qu'une envie, lui montrer qu'elle partage ses sentiments. Qu'elle ressent exactement les mêmes sentiments. Son corps réagit tout seul, sans que son cerveau n'ait à envoyé les informations. Son visage se rapproche du sien, doucement. Quand ses lèvres ne sont plus qu'à quelques centimètres et que leurs souffles se mêlent, elle ferme alors ses yeux. Elle se rend à peine compte qu'elle est sur le point de l'embrasser. Enfin. Après en avoir tant rêver.

« Aedan ! Abi ! On peut savoir ce que vous faites ? » S'élèvent alors la voix de leur mère du bas de l'escalier. Abi se stoppe subitement. Et rouvre alors les yeux. La voix de leur mère vient de la stopper au moins le plus fatidique. Et sans même l'avoir embrasser, elle se retrouve à avoir le souffle court et le cœur battant la chamade. Et si elle se rend compte que pour son état mental, c'était pas plus mal de se stopper maintenant, elle est bien incapable de bouger, sentant toujours le souffle d'Aedan sur sa bouche. Elle n'ose même pas répondre à sa mère. Elle n'ose pas dire un mot. Elle aurait tellement pouvoir prolongée l'instant encore et encore. Le retour à la réalité allait être dur, très dur. « On ferait mieux de descendre. » Dit-elle finalement, avec une voix basse, qu'elle reconnaît à peine. Elle semble si chargée en émotion. Mais malgré ses paroles, elle n'ose pas bouger, ses bras sont toujours autour de son cou et elle n'a aucune envie de sentir les mains d'Aedan la quitter.

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MessageSujet: Re: And now I’m looking at you... + Abi.   Jeu 18 Juin - 9:15


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F
lotter. Il avait cette impression étrange de flotter sur un nuage, ou d'être comme dans un rêve, soulevé par la magie du moment. Il se laissait porter, tout simplement. Il se laissait aller à ses bras, il respirait au rythme de son souffle léger. Il s'imprégnait de son parfum, de la douceur de sa peau contre la sienne tout en sachant bien que plus les minutes passaient ainsi, plus il avait de chance de bientôt sentir son cœur se déchirer, quand il allait falloir la lâcher. Qu'est-ce qui lui avait pris ? Comment est-ce que c'était arrivé ? Il ne pouvait même pas situer avec précision, le moment il s'était mis à aimer Abiagael d'une autre manière qu'un frère aurait du le faire. Quand, avait-il commencer à le regarder autrement que comme la petite fille, agrippée à sa peluche qui se le suivait tout le temps ? Quand ses mots, avaient-ils prit un tout autre sens ? Quand son cœur s'était-il mis à battre pour elle, uniquement pour elle, menaçant de s'arrêter à chaque moment où son absence se rappelait à lui ? Il n'arrivait pas à s'en souvenir, il n'arrivait d'ailleurs même plus à se remémorer quelque chose la concernant sans y mêler ses sentiments du moment. Il lui semblait que finalement, il l'avait toujours aimée comme un fou...et cette pensée sur l'instant lui parut tout à fait ridicule. Il aurait voulu tout arrêter. Il aurait voulu tout oublier, pour reprendre un semblant de vie normale, tout aurait été bien plus simple. Elle serait redevenue sa sœur, et tout en continuant de s'aimer à la manière d'un frère et d'une sœur, chacun aurait tracer sa route et fait son bout de chemin. Chacun aurait fini par trouver l'amour ailleurs, et il aurait chacun fonder une famille. Ils auraient continuer de se voir, bien sur. Mais chacun aurait eu sa vie, et aucun n'aurait souffert de l'absence de l'autre comme c'était le cas en ce moment. Tout aurait été si simple, si en un claquement de doigts tout pouvait être arrêté. Mais tout ça … tout ça, ça relevait de l'impossible. Il le savait, il le sentait. Abi, c'était tout. C'était une partie de lui même, et il savait bien désormais que si on venait à lui arracher, il en mourrait. Parce que ce serait comme lui déchirer le cœur, l'écraser, le piétiner. La même douleur, le même résultat. Il l'aime, c'est tout et à ce moment présent, il ressent le besoin irrépressible de le lui dire. Il faut qu'elle sache, même si c'est déjà le cas. Il faut que ça sorte de sa bouche, il faut qu'elle entende sa voix le lui dire. Il faut qu'il vide son sac, il faut qu'il avoue ses fautes, ses péchés. Il confesse ce sentiment, qui ne devrait pas être là et alors qu'il la sert davantage contre lui, il sent son cœur s'alléger...juste un peu. Et il se dit que ce sentiment de plénitude n'est que passager. Que c'est le calme avant la tempête. Mais il oublie, il oublie bien vite lorsqu'il l'entend murmurer son prénom. Ce simple moment lui procure des frissons qui se mette à lui parcourir tout le corps. Il la sent bouger, il sent bientôt son souffle tiède sur ses lèvres, lorsqu'elle approche son visage près du sien, si près. Il attend, il ne fait que ça bien qu'il n'ait plus aucune patience maintenant. Elle va l'embrasser, il le sait, il le sent et ses lèvres si proches lui font terriblement envie. Il veut faire sauter ces barrières qui l'empêche depuis si longtemps de lui prouver par les gestes comme il l'aime.

« Aedan ! Abi ! On peut savoir ce que vous faites ? » Il vient de sursauter. Elle aussi. Et voilà qu'elle s'arrête, qu'elle stoppe chacun de ses gestes. Il voit ses paupières se rouvrir, il sent son corps trembler contre le sien et il peut même sentir les battements de son cœur. Il sait ce qu'elle ressent, simplement parce qu'il ressent la même chose à ce moment présent. Il respire si vite, qu'il a l'impression que subitement ses poumons vont éclater. « On ferait mieux de descendre. » Descendre. Il parvient à peine à comprendre le sens de ce simple mot. Descendre, retourner en bas pour le repas avec les parents. Tout ça lui paraît inimaginable, il se refuse même d'y penser et pourtant, il sait bien que c'est inévitable. Elle va s'éloigner de lui, il le sent Même si pour le moment, elle ne bouge pas, il sait qu'elle va s'éloigner et c'est pour cette raison qu'il la sert contre lui si fort, au point de l'étouffer. « Abi... » Il maudit sa mère à cet instant, ce baiser il en avait envie, tellement envie qu'il finit par venir le prendre lui-même. Sans prévenir, il pose ses lèvres contre les siennes alors que sa main glisse dans ses cheveux, il lui offre un baiser tendre, timide, doux, un baiser dans lequel il tente de faire passer tout ce qu'il ressent pour elle. Un baiser, un seul. Un unique baiser pour lui faire comprendre qu'elle est unique et que pour lui, elle le restera.

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MessageSujet: Re: And now I’m looking at you... + Abi.   Mar 23 Juin - 0:33


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Abi a bien du mal à reprendre une respiration normale. Tout comme elle a du mal à calmer les battements frénétiques de son cœur. Si la voix de sa mère ne s'était pas élevée, elle l'aurait embrassée. Et à cet instant précis, elle était bien incapable de savoir ce qu'elle pensait de cette interruption. Après tout, une part d'elle lui soufflait que ce n'était pas plus mal, que si ses lèvres avaient l'audace de toucher les siennes, elle ne pourrait plus jamais s'en passer. Elle avait déjà du mal à se passer de la présence de son frère au quotidien, alors si jamais elle goûtait à plus, elle ne savait plus du tout comment elle pourrait vivre normalement. Mais d'un autre côté, il lui semblait que c'était déjà trop tard. Elle le voulait tellement. Et ce serait si facile. Et quand elle regarde dans les yeux de son frère, elle a l'impression de voir que les même sentiments le traverse. Et elle sent ses bras l’entouré davantage contre lui, comme s'il avait peur qu'elle s'éloigne. Comme s'il refusait de descendre au rez-de-chaussée, là où la magie de ce moment allait tout simplement volé en fumée. Elle-même se sentait incapable de bouger ses bras de son cou. Pourtant, elle savait qu'il aurait fallu répondre à sa mère, ce serait-ce pour qu'elle ne fasse pas le pied de grue en bas des escaliers. « Abi... » Sa voix la fait frissonner. Encore une fois, ses sentiments la prennent au dépourvue. Et avant qu'elle n'ait pu reprendre le dessus, elle sent ses lèvres sur les siennes.

Elle avait tant rêvé ce moment. Depuis si longtemps maintenant. Mais ses rêves ne l'avait pas du tout préparer à ce qu'elle allait ressentir alors qu'elle sentait la main d'Aedan dans ses cheveux. Ce baiser était si tendre, si doux. Elle avait l'impression d'être tout simplement une chose tellement précieuse entre ses mains. Elle ne pouvait que lui rendre son baiser alors que l'ampleur de ses sentiments la frappait de plein fouet. Après tout, elle ressentait la même chose. Et là, elle ne pouvait plus du tout le nier. Si elle ne l'avait pas encore dit à voix haute, ses lèvres étaient en train de le dire. Et elle aurait voulu faire durer ce moment à l'infini. Mais malheureusement, la réalité reprenait toujours le dessus à un moment ou un autre. « Me forcez pas à monter les enfants ! » Encore, une fois, c'est la voix de sa mère qui les sépare. Abi échange un regard avec son frère, encore sous le coup de l'émotion, avant de finalement se lever pour ouvrir la porte. « On arrive, maman ! » Dit-elle en direction du bas de l'escalier avant de refermer la porte et de s'y adosser. Elle relève encore la tête vers lui, cherchant ses mots. « Je... » Mais elle avait bien du mal, alors que son corps entier ne réclamait qu'une chose : retourner dans ses bras et fondre sur ses lèvres. Mais le moment était tellement mal choisit. Pas alors que leurs parents s'impatientaient. « Plus tard... » Murmure-t-elle finalement alors qu'une idée se créée dans son esprit. Une idée folle, mais elle ne veut pourtant pas la laisser filer. Comme elle ne veut pas laisser filer ce moment en particulier. « Après le repas, on pourrait aller ailleurs. » Elle s'enfonçait dans une idée folle. Elle se mordilla la lèvre inférieur, continuant à chercher ses mots. Elle passa une main dans ses cheveux. « C'est pas vraiment l'endroit pour tout ça. » Murmura-t-elle finalement, baissant les yeux vers ses pieds. Elle était bel et bien en train de réclamer un moment seule avec lui. Un moment juste pour pouvoir explorer tout ça. Et dire que pendant des années ils s'étaient contentés de s'éviter, de ne pas en parler. Et maintenant, elle ne se voyait plus faire machine arrière. Peut-être que ce soir ils arriveraient à la même conclusion de toujours, mais pour l'instant, elle voulait vivre l'instant présent. « C'est peut-être une idée stupide. Je sais même pas où on pourrait aller... » Marmonna-t-elle, lui offrant tout de même une porte de sortie. Mais dans tout les cas, ils allaient devoir descendre vite, s'ils ne voulaient pas prendre le risque de voir l'un de leurs parents venir directement voir ce qui se passait.

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MessageSujet: Re: And now I’m looking at you... + Abi.   Mar 7 Juil - 9:53


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T
u ne sais pas trop ce qui t'as pris en réalité. C'est un caprice, une envie que tu n'es pas parvenu à réprimer...et d'ailleurs, en avais-tu envie ? Tu ne le penses pas. Ce baiser, tu le voulais et tu es venu le chercher. Pour toi, il représente énormément et lorsque tes lèvres touchent les siennes, c'est comme un explosion. Toi qui peinais à respirer et à contrôler les battements de ton cœur jusqu'à maintenant, alors qu'elle était dans tes bras...tu n'y parviens désormais plus du tout. Ça tape. Si fort. C'est aussi plaisant que douloureux. Ses lèvres brûlent sur les tiennes et tu la sers, tu la presses contre ton corps comme si ta vie en dépendait, et puis... « Me forcez pas à monter les enfants ! » Dieu que tu enrages. Dieu que tu la maudis, ta mère...votre mère. Parce qu'elle dérange, mais aussi qu'elle se rappelle à toi, à vous, à tous les deux. VOTRE mère. A tous les deux...et ça fait mal. Si mal. Tu maudis ton sang, tes origines et ton nom. Tu maudis tes parents, qui n'ont rien demander et tu maudirais presque Dieu lui-même, croyant ou pas. Cette souffrance, tu la connais bien, tu y es habitué pourtant. Mais là … ça pique. C'est comme un alcool fort renversé sur une plaie béante. Ça brûle. C'est déchirant et tu as envie de hurler. De hurler à ta mère de se taire, de hurler à quel point tu en as marre de vivre ainsi, de hurler pour évacuer tout ce qui fait mal … ce poison qui s'est infiltrer en toi, qui s'est propagé dans tes veines pour atteindre ton cœur et qui le dévore, petit à petit.  « On arrive, maman ! »  Ouais...maman. On arrive. Et pourtant, tu te sens incapable de bouger pour le moment. Tu croises son regard, et tu continues de souffrir. Comment pourrais-tu simplement redescendre maintenant, t'installer à cette table et manger en famille alors que ton cœur saigne si abondamment, alors que ton estomac et ta gorge sont noués par la douleur ? Elle a quitter tes bras, maintenant. Elle s'est éloignée, elle t'as laissé là … sur ce lit. Seul. Et tu as froid. Tu te sens vide. « Je... » Visiblement elle est dans le même état que toi, elle ne sait pas quoi dire. Tu penses en réalité qu'il n'y a rien à dire. « Plus tard... » Tu relèves la tête vers elle, tu ne comprends pas ce léger murmure. Plus tard ? « Après le repas, on pourrait aller ailleurs. » Tu es surpris. En réalité, tu aurais penser qu'elle aurait simplement...tenter de faire abstraction. Tu étais prêt à parier qu'a partir de maintenant, Abi allait t'éviter pour de bon. Alors tu la fixes, incrédule. Sans un mot. Tu ne sais pas à quoi elle pense, et tu aimerais le savoir. Tu aimerais connaître le fond de sa pensée et tu tentes de déchiffrer ses émotions, alors que tu la fixes.« C'est pas vraiment l'endroit pour tout ça. »  Ah non effectivement pas du tout...c'est sans doute le pire, d'ailleurs. Et pourtant, ce qui est fait est fait et tu ne regrettes en rien ce baiser qui pourtant, à réveiller tant de douleur en toi. Non pour le moment, tu te laisses aller à ta surprise. « C'est peut-être une idée stupide. Je sais même pas où on pourrait aller... » Toi non plus, tu sais pas. L'endroit tu t'en fou en réalité, tout ce que tu veux c'est être avec elle. Juste avec elle. Sans personne pour élever la voix au plus mauvais moment qui soit. « Je sais pas... » lâches-tu finalement. Ta voix est cassée, enrouée par ta souffrance et l'émotion. Tu soupires, lourdement. Tu aimerais tant t'échapper de ce repas de famille...là, maintenant. Pourtant, tu te lèves. Tu reposes pieds à terre. « On verra. On devrait descendre. » Et sans ajouter un mot de plus, tu lui passes devant pour quitter sa chambre. Tu suis le couloir, tu t'engages dans l'escalier et tu retournes en bas.

« Bah alors ? » Te demandes ta mère une fois en bas. Et tu forces un sourire à se dessiner sur ton visage, pour donner le change, mais surtout pour cacher ta peine. « Pardon maman, on était en grande discussion ciné. Tu nous connais. » Tu la vois lever les yeux au ciel, puis sourire. « A table, aller. »

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MessageSujet: Re: And now I’m looking at you... + Abi.   Mar 7 Juil - 23:22


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Abi n'a absolument aucune envie de redescendre. Elle aurait voulu continuer à profiter de la présence de son frère. De ses bras, de ses caresses et surtout de ce baiser. Elle en avait tant rêver et maintenant, et ce rêve avait été écourter brutalement, par la voix de leur mère qui les appelle une nouvelle fois. Ils sont attendus en bas. Mais surtout, c'est un cruel rappel de pourquoi ils ne devraient pas se laisser aller. Pourquoi c'est mal ce qu'ils ressentent. Mais parfois elle se demande comment ce sentiment peut être si mal. L'amour n'est-il pas censé être tout ? Pur et innocent ? En tout cas, elle savait qu'elle ne pourrait jamais s'en défaire. Parce que c'était plus fort qu'elle, plus fort que tout. Sans doute ce qui la pousse à lui demander plus. A vouloir le voir après ce repas qui risque d'être plus que difficile. Mais si son cœur est sure de ce qu'il veut, ses paroles se font tout de même hésitante. Sans doute parce que la part d'elle qui sait qu'elle devrait faire comme si rien ne s'était passé, qui sait que ce n'est pas sain pour elle ce qui se passe, se réveille un peu. Mettant une barrière invisible dans ses mots. Une barrière qu'elle franchit tout de même. Bien qu'elle avoue ne pas savoir où ils pourraient vraiment être tranquille. « Je sais pas... » Lui non plus apparemment. Et elle ne sait même pas si c'est ce qu'il veut lui aussi. Mais le ton de sa voix lui serre le cœur, alors qu'elle y entend une douleur qui fait cruellement écho à la sienne. « On verra. On devrait descendre. » Mais même s'il vient de lui avouer ses sentiments, elle ne peut s'empêcher de se sentir rejeter. D'autant plus alors qu'il passe devant elle pour sortir de la chambre. Sa main bouge d'elle même, effleurant la sienne au passage. Mais elle ne sait même pas s'il la sentit. Elle met un temps avant de lui emboîter le pas à son tour, se mordant la lèvre inférieure, comme pour s'empêcher de pleurer. De craquer une nouvelle fois. Et finalement, au lieu de la tristesse, c'est la colère qui prend le dessus. Elle fait les quelques pas qui la sépare de son lit et attrape son téléphone avant de le fourrer dans sa poche. Après tout c'était son excuse, il fallait bien qu'elle donne le change. Elle s'enfonce ensuite dans le couloir, descendant l'escalier. Aedan et leur mère sont toujours en bas. Et de nouveau, de voir son frère de dos, avec une vue plongeante sur ses cheveux blonds, elle n'a qu'une envie, glisser une nouvelle fois ses doigts dedans. Comme si elle n'en avait jamais assez. Elle était tout simplement accroc à lui, pourquoi le nier ? C'était comme ça. Elle entend finalement leur conversation. Il arrive à donner le change, à trouver une excuse à leur retard. Abi n'est pas sure qu'elle aurait pu en faire de même. Mais finalement, alors qu'elle arrive à la dernière marche, elle fait une nouvelle chose folle, sûrement à cause de la colère qui s'est emparé d'elle maintenant. Elle pose ses mains sur les épaules de son frère, restant derrière lui. Un geste qui paraît naturel à leur mère mais qui pour eux prend une tout autre dimension. « Je lui soutiens que le livre est bien mieux, mais il refuse de me croire. » Dit-elle à sa mère avec un sourire. Finalement, elle arrive à donner le change. Leur mère commence à avancer en direction de la salle à manger et Abi finit par laisser ses mains quitter les épaules de son frère pour la suivre. Elle descendit la dernière marche, contournant Aedan. Elle osa risquer un regard vers lui, incapable de se retenir de le regarder, avant que son regard ne se porte vers la table de la salle à manger. De toute évidence, elle allait pouvoir le regarder à volonté, puisque leurs parents c'étaient installés chacun à un bout de table, laissant à leurs enfants deux places, face à face. « Quand faut y aller... » Marmonna-t-elle avant d'entrer dans la pièce. Elle contourna la place de sa mère et tira sa propre chaise. Elle put constatée en s'asseyant que l'entrée trônait déjà au milieu de la table familiale. Tant mieux, plus vite le repas se déroulerait mieux ce serait.

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MessageSujet: Re: And now I’m looking at you... + Abi.   Jeu 23 Juil - 18:53


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T
« Je lui soutiens que le livre est bien mieux, mais il refuse de me croire. » Tu forces un sourire. Tu essaies de le rendre le plus sincère possible même si tu doutes finalement fortement de ton succès. Tu te fais l'impression d'être totalement en vrac, tu pourrais parier que ça se lit sur ton visage .. et pourtant, elle n'y voit que du feu la maman. Le mensonge passe crème chantilly, et elle s'éloigne en direction de la salle à manger. Tu as envie de pousser un gros soupire de soulagement, mais tu n'en fais rien .. un peu de discrétion, que diable. Tu lui emboîtes le pas, non sans échanger un regard avec Abi'. C'est sur bon sang. Tellement dur et pourtant, tu sais bien qu'il va falloir comme si de rien n'était durant toute la durée de ce repas de famille. Rire ou presque aux blagues de ton père, te chamailler un peu avec lui sûrement, sourire à ta mère et la complimenter sur sa cuisine de toute façon excellente .. le pire sera sûrement de participer aux même discussion que ta sœur. Ou alors non. Le pire sera sans aucun doute possible le fait de ne pas trop la regarder, et tu t'en aperçois quand tu poses le regard sur la table. Ce repas va être une horreur. Tu ne sais même pas si tu parviendras à avaler quelque chose, même si tu sais que tu le devras pour éviter que ta mère ne commence à se faire des films. Encore heureux que t'es pas une fille … si tu ne manges pas assez à son goût, elle serait capable de te demander si t'es pas enceinte.

Finalement, tu prends place. Tu t'installes à la place qui t'es destiné et tu poses les yeux sur ton assiette. L'entrée y est déjà installée, jolie, bien préparée … elle n'attend plus que toi. Tu prends tout de même ta fourchette entre tes doigts, rien que pour donner le change, tu te mets même à tripatouiller la nourriture avec. Mais ton estomac est noué. Tu n'as pas faim. Forces-toi Aedan ! Maman te regardes, dépêche toi et avales un bout de tomate ! Trois, deux, un aller. Une cuillère pour mamaaaan. Ouf ! « Ça ne va pas mon chéri ? » Crétin, t'as été trop long. Tu relèves la tête aussitôt, tu croises aussitôt le regard d'Abi' et forcément ton cœur s'emballe si bien que lorsque tu t'adresses aussitôt après à ta mère .. ça cafouille. « Non .. enfin si, ça va. » Crétin des îles ! Tu pourrais te facepalm la tronche à répétition tellement tu te sens stupide maintenant. Elle va te harceler. Te poser cinq cents mille questions et elle finira par te donner les numéros de vingt médecins différents. « Je t'assure ! » ajoutes-tu alors avec précipitation. « J'étais juste ailleurs. » Tu lui souris, un sourire qui se veux rassurant avant d'avaler une nouvelle fourchette de l'entrée pour te donner raison. « Comme d'habitude. » ajoute alors ton père et tu lui lances un sombre regard. Voilà qui est rassurant, les habitudes reprennent vite le dessus dans cette famille.

Et ce repas se poursuit. Il s'éternise même d'ailleurs, entre discussions, banalités échangées et souvenirs heureux qui finalement aujourd'hui ont tendance à t'écraser le cœur et à te couper le souffle. Ce que tu ressens pour Abi' … tu le sens, tu le sais que ça pourrait briser le cœur même de cette famille. Vous avez des problèmes chez les Herondale, comme dans toutes les familles … mais celui-là est grave. Et tu ne peux rien y changer. Il te dévore, comme il l'a dévore elle. Tu ne finiras pas le dessert. « Trop lourd le chocolat, maman. » ce sera ton excuse. La meilleure que tu as trouver pour excuser que tu ne termines pas un dessert dont pourtant tu raffoles et encore une fois, ça passera. Ton assiette te sera retirée et tu pourras enfin te lever. Lancer un regard à Abi' .. avant d'annoncer : « Je vais prendre l'air devant .. et je vais pas tarder. Je bosse tôt demain. » Gros mensonge, mais mensonge qui te permettras de t'échapper, de te retrouver avec toi-même .. ou pas.

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MessageSujet: Re: And now I’m looking at you... + Abi.   Ven 24 Juil - 9:22


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Tout le monde a déjà connu un de ses moments dans la vie. Ce moment où on est coincé dans une pièce, sans pouvoir y partir, en ayant l'impression de ne pas être du tout à sa place. Ce même moment où deux minutes donnent l'impression que deux heures s'écoulent. A croire qu'une faille dimensionnel s'était abattu sur la salle à manger. Le temps paraît bien long quand on doit faire attention aux regards qu'on pourrait avoir, à ce qu'on pourrait dire ou faire. Mais rapidement Abi se rend bien compte qu'elle n'est pas la plus mal lotie. Ses parents ont tellement l'habitude de la voir au quotidien que toute leur attention est concentré sur Aedan. La preuve, alors qu'elle chipote autant sur son assiette, c'est à lui que sa mère pose des questions. Elle se force tout de même à manger alors que son estomac est complètement noué. Réellement, s'il n'y avait pas eu ses parents, elle n'aurait sûrement pas mangé. D'un autre côté, s'ils n'étaient pas là, elle serait encore dans sa chambre avec lui, à profiter d'un petit moment de pur bonheur. Avant que l'horreur ne leur explose encore en pleine figure. Maintenant, elle n'attendait que le moment où elle allait pouvoir se retrouver de nouveau seule avec lui. Le seul problème c'était le conflit de ses sentiments à cette idée. Parce qu'elle en avait tout autant envie qu'elle le redoutait. Il fallait croire que c'était leur relation, le mélange de la douleur et la bonheur.

Finalement, même si les minutes s'allongent, le moment du dessert arrive. L'un de ses gâteau au chocolat dont leur mère à le secret. En temps normal, Abi l'aurait dévoré en moins de 30 secondes. Mais pas cette fois-ci, elle peine à manger sa petite part et en face d'elle, elle voit que c'est la même chose pour son frère. Elle le voit d'ailleurs repousser son assiette. « Trop lourd le chocolat, maman. » Au moins, lui il a trouvé l'excuse pour ne pas le finir, mais elle, elle n'en trouve aucune et elle fini finalement. Elle sent bien qu'il va lui rester sur l'estomac, mais tant pis. C'est une assiette vide qu'elle repousse. Et elle relève alors les yeux, son croisant brièvement celui d'Aedan. « Je vais prendre l'air devant .. et je vais pas tarder. Je bosse tôt demain. » La morsure cuisante du rejet est bien douloureuse. Non, il ne la rejetait pas vraiment. Mais il lui semblait qu'il oubliait sa proposition. Celle de se retrouver tout les deux après le repas. C'est vrai, s'il voulait faire durer ce moment, il pourrait voir d'abord avec elle, avant de se créer directement sa porte de sortie. Oui, elle se prenait sans doute un peu la tête pour rien. Mais en même temps, comment faire autrement dans cette situation. Mais tant pis, si lui n'offrait pas une possibilité qu'ils se retrouvent tout les deux, elle, elle allait le faire. A voir s'il allait prendre la perche qu'elle allait lui tendre. Mais encore fallait-il qu'elle la lance avant qu'il aille prendre l'air, comme il le disait. Elle s'essuya la bouche avec sa serviette avant de la poser sur la table et de tourner la tête vers l'une des extrémités de la table. « Papa, t'as pu faire la vidange de ma voiture ? » Celui-ci fronça les sourcils. « Non, pas encore, je le fais après le repas. Pourquoi ? Tu en as besoin ? » Elle prit une moue désolée. Elle mériterait presque un oscar tant elle paraissait sincère. « J'avais besoin d'aller récupérer un livre à la bibliothèque. » Ce fut au tour de sa mère de froncer les sourcils. « Mais elle n'est pas fermé le dimanche ? » Abi eut un sourire quelques peu espiègle. « Pas quand on a les clefs, maman. » Elle ne retint même pas le petit rire qui fusa entre ses lèvres. Elle haussa les épaules. « Je préfère juste y aller quand c'est fermé. Quand j'ai pas a pensé au boulot et que je peux me concentré sur ce que j'ai à faire. Il n'y a personne pour me déranger. » Elle ne put s'empêcher de lancer un rapide regard à Aedan, espérant vraiment qu'il comprendrait ce qu'elle voulait dire. Et surtout qu'il voulait vraiment passer un moment avec elle, qu'elle n'était pas juste en train de se ridiculiser.

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MessageSujet: Re: And now I’m looking at you... + Abi.   Dim 16 Aoû - 17:00


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D
e l'air, c'est tout ce dont tu as besoin. Pour un tas de raisons, en réalité. De bonnes raisons, qui plus est. Tout d'abord, la plus évidente est sans doute que tu ressens le besoin de faire le point. Tu t'enverrais bien une main dans la face en réalité, franchement Aedan, tu le sais qu'Abi est ta sœur. Tu le sais, que ce que tu ressens, ces sentiments si forts, si brûlants, puissants sont mauvais pour toi. Mauvais pour elle. Mauvais aussi pour le reste de la famille. Bien sur, que tu y penses aux conséquences. Et si ça se savait ? Si un jour, tu ne te retenais pas ? Si un jour on vous surprenaient tous les deux, en train de vous embrasser comme tout à l'heure ? Tu l'imagines déjà le scandale. Une petite ville comme Stairway, tu as bien conscience que ce genre de rumeur se propagerait comme une traînée de poudre qui s'embraserait pour venir tout exploser. Ta relation avec ta sœur – le peut de relation fraternelle qu'il vous reste -, ta famille, tes amitiés aussi. Ta vie. La sienne. La leur. Tu ne peux pas prendre ce risque et pourtant, oh pourtant tu le veux.

Tu fais quelques pas dans le jardin, tu soupires. Maintenant que tu es seul – devant la porte - et que tu prends conscience des choses, tu te dis que c'est peut-être le bon moment pour partir. Ce serait prendre la fuite, échapper à ce moment entre vous qu'elle te réclame et qui te fais envie. Mais ce serait aussi la décision la plus raisonnable qui soit. Bon, si tu partais là maintenant sans prévenir tu aurais droit à une bonne leçon de moral de la part de ton père, tu aurais droit aussi à un séance chez un psy offerte généreusement par ta maman trop inquiète … mais le plus important, c'est que tu sais aussi que tu feras du mal à Abi. Elle pensera que tu la fuis. Que tu l'évites. Que tu la rejettes. Tu sais qu'elle va en souffrir et rien que d'y penser ton cœur se sert. Encore un soupires, et la voix d'Abi te parviens alors. La porte est restée ouverte, si bien que tu comprends parfaitement ses paroles. « Papa, t'as pu faire la vidange de ma voiture ? » Ton fronces les sourcils. Qu'est-ce qu'elle veut bien vouloir faire de sa voiture un dimanche en début d'après-midi ? Tes yeux se posent sur le véhicule alors que déjà tu entends votre père lui répondre par la négative. Il la questionne lui aussi, normal. « J'avais besoin d'aller récupérer un livre à la bibliothèque. » Un livre à la bibliothèque, maintenant. Après ça. Tu en doutes … quel piètre menteuse. D'ailleurs, voilà que votre mère interviens. Et pourtant une nouvelle fois, la jeune femme détourne, elle a réponse à tout et tu souris devant sa détermination à mentir. « Je préfère juste y aller quand c'est fermé. Quand j'ai pas a pensé au boulot et que je peux me concentré sur ce que j'ai à faire. Il n'y a personne pour me déranger. » Tu secoues la tête, tu passes une main dans tes cheveux et puis tu souffles. Sérieusement...tu pourrais juste la laisser faire, Aedan. Rentrer pour dire au revoir, pour dire que tu rentres chez toi maintenant et lui souhaiter bonne chance pour récupérer son soit-disant bouquin. Ouais. C'est ce que tu vas faire. Ça s'appelle être raisonnable. Tu sais faire ça.

Tu fais donc un pas en arrière, puis tu te retournes et tu rentres, tu poses ton regard sur tes parents, puis sur ta sœur et tu souffles. « Laisses tomber la voiture, je t'emmène si tu veux. » Ah bah bravo Aedan, raisonnable, raisonnable, on repassera hin. Encore une fois tu te désespères toi même. « Tu ne vas tout de même pas emmener ta sœur se balader cet engin de malheur ... » Et voilà que ton père proteste. C'est le moment de laisser tomber l'idée Aedan. Sort lui un truc style 'oui papa, tu as raison pardon.' … aller … ho. « Fallait t'occuper de sa vidange, Pa'. » Et toc. … crétin.

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MessageSujet: Re: And now I’m looking at you... + Abi.   Jeu 27 Aoû - 1:16


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Niveau manipulation, elle était bien nulle, elle devait bien l'avouer. En fait, c'était plus une perche tendue en direction de son frère. Même s'il est dehors, elle sait qu'il l'entend. Elle le voit à sa tête. A voir s'il allait mordre à l'hameçon ou s'il allait tout simplement laisser courir. Ce qui aurait été la solution la plus sage, Abigeal en avait totalement conscience. Mais elle n'avait plus envie d'être sage aujourd'hui. Pas après ce qui venait de se passer dans sa chambre. Pas après qu'il lui ait avoué qu'il l'aimait. Il fini par revenir dans la maison. Pas vraiment de la façon la plus rapide du monde. Voilà, Abi commençait à se dire qu'elle allait se faire rejeter bien méchamment. « Laisses tomber la voiture, je t'emmène si tu veux. » Son cœur pourrait exploser là tout de suite tellement elle est heureuse. Elle va l'avoir son moment avec lui. Juste tout les deux. Rien que tout les deux. Personne pour venir les déranger. Et surtout pas leur mère pour leur rappeler qu'il faut manger. Elle sait que c'est une folie, mais elle n'en a absolument rien à faire à ce moment précis. « Tu ne vas tout de même pas emmener ta sœur se balader cet engin de malheur ... » Elle aurait du la voir venir celle-là. Dés qu'il s'agissait de la moto d'Aedan, son père avait toujours une critique à formuler. C'était pas nouveau. Par moment, elle avait l'impression que leur dispute rythmait la famille. « Fallait t'occuper de sa vidange, Pa'. » Voilà qui allait pas aider à calmer leur paternel. A elle de tente de calmer le jeu si elle ne voulait pas partir en se disputant pour son père. Elle n'avait aucune envie de céder à son père. Pas aujourd'hui. Elle voulait ce moment. Pire que ça, il lui semblait qu'elle en avait besoin maintenant. Qu'elle ne pourrait plus s'en passer. Peut-être que ce serait encore pire après, mais elle s'en moquait. Complètement d'ailleurs. Elle changerait d'avis demain matin. Pour le moment, elle voulait s'enfuir avec son frère. Elle se lève alors, allant poser ses mains sur les épaules de son père pour lui déposer un baiser sur la joue. « Ne t'en fais pas, papa. Je suis sure qu'Aedan sera très prudent. » Elle tourne la tête vers lui. « Pas vrai ?! » Elle aurait besoin de soutien là. Entre les deux hommes de la famille la communication était difficile. Abi avait toujours su plus facilement faire entendre son point de vue. Avec un peu de douceur, on arrivait à faire beaucoup de choses. Et elle avait appris à céder quand il le fallait. Mais son frère était sacré tête brûlée, et ne savait que fonctionner par la confrontation. Comme leur père. En réalité, les deux se ressemblaient bien plus qu'ils ne le pensaient. Mais aucun des deux ne l'avouerait un jour. « Merci de m'emmener. » Ajouta-t-elle en lançant un regard son frère. « Je vais chercher mes affaires. » Bon, tout ça c'était pour donner le change, mais il ne fallait pas non plus que leurs parents se doutent de quoi que ce soit. Une pointe du culpabilité la prit alors. Elle devenait carrément folle, mais qu'est ce qu'elle faisait ? Elle avait pleinement conscience de la bêtise qu'elle faisait, mais continuait quand même.

Elle attrapa son sac à dos, y fourrant un cahier et attrapant ses clefs de la bibliothèque. Au moins, elle pourrait toujours survivre à une inspection paternel. Elle allait directement redescendre quand il lui vint à l'esprit qu'elle n'avait pas la tenue approprié pour monter sur une moto. C'est d'ailleurs là qu'elle se rendit compte qu'elle allait bien monter sur la moto d'Aedan, pour la première fois. Une appréhension étrange se créa au fond de son estomac. Ouais, elle se lançait dans une aventure bien étrange. Elle redescendit quelques minutes plus tard, en jean t-shirt, son sac à dos sur l'épaule. Certes elle appréhendait, mais avait hâte de vivre ce moment. Oui, Abi était une contradiction à elle toute seule. Elle sortit ses chaussures du meuble de l'entrée, alors que le reste de la famille venait vers eux. « On y va ? » Demanda-t-elle en se tournant vers son frère. Elle arrivait à peine à détacher ses yeux de lui. Elle allait avoir des problèmes. Et courrait se jeter dedans.

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MessageSujet: Re: And now I’m looking at you... + Abi.   Dim 9 Juil - 22:25


Abiageal ◈ Aedan
And now I’m looking at you...
...and you’re asking me if I still want you, as if I could stop loving you.


 




T
u sens le regard de ta mère. Mais tu sens surtout le regard de ton père sur toi. Il pèse lourd, si lourd. Comme si encore une fois, tu le décevais en allant à l’encontre de ses avis et de son opinion. C’est de ta faute, cette fois. Tu le sais, même si bien évidemment tu ne l’admettras jamais vraiment. Tu joues avec le feu, au risque de te brûler très sévèrement … mais au fond, n’est-ce pas déjà trop tard pour se poser des questions ? “Ne t’en fais pas papa. Je suis sûre qu’Aedan sera très prudent.” Tu hausses légèrement les épaules dans ton coin. Tu l’es toujours .. du moins, tu le supposes. Avec ta propre conception de la vitesse et de la prudence, sans doute, mais tout de même. Et puis. C’est pas comme si tu allais faire le fou avec elle derrière toi … Pas comme si tu ne tenais pas assez à sa vie pour en prendre soin et y veiller. “Pas vrai ?!” Un léger soupire s’échappe d’entre tes lèvres. Tu pourrais presque lever les yeux au ciel, mais ça ne servirait qu'à agacer davantage le paternel alors tu te contentes d’un sourire un peu hypocrite. “Bien évidemment.” Oh, bien sûr, il n’y croit pas ton père. Tu le vois dans le regard qu’il te lance, mais à deux contre un, il abdique rapidement sous le regard réprobateur de ta mère qui se voulait discrète mais que tu as capté bien facilement. “Je vais chercher mes affaires.” Un hochement de tête pour dire que tu as compris, et tu laisses Abi quitter la pièce, te retrouvant seul en compagnie de tes parents pour la première fois depuis bien longtemps. Au final … tu te rends compte que tu n’es pas à l’aise, et que tu n’as jamais réellement été à ta place au sein de cette famille. Les choses se passent à merveille avec Abiagael ; votre père est certe une forte tête, un homme d’autorité qui aime se faire obéir et diriger sa troupe, mais il ne résiste jamais bien longtemps à la moue et au regard angélique de sa fille chérie. Elle sait y faire avec vos parents, c’est comme ça depuis toujours si tu en crois tes souvenirs. Avec toi, tout avait toujours été très différent. Très tôt, tu étais entré en conflit direct avec ton père. Comme si vous n’étiez pas compatible. Un chien et un chat. Tu ne le détestais pas, et à en croire ta mère, il t’aimais lui aussi. Mais c’était comme ça, ton caractère ne lui plaisait pas. Ton esprit rebelle et ton désir constant de liberté étaient des facteurs aggravants de la situation déjà tendue entre toi et lui. Il ne te cédait rien. Ne te pardonnait rien. Il était sévère avec toi, plus tu manifestais ton envie d’être libre, de faire ce que tu voulais, plus il tentait de resserrer la bride et plus de ton côté tu te braquait contre lui. Forcément, ça ne pouvait pas fonctionner … mais tu faisais quelques efforts, et visiblement lui aussi, pour passer de temps en temps. Au moins pour ta mère qui elle, avait toujours été l’opposée totale de son mari.

Mal à l’aise au milieu du salon et ne supportant plus finalement ce silence uniquement troublé par quelques raclement de gorge de ton père, tu finis par soupirer avant de t’avancer vers la porte d’entrée que tu franchis, t’avançant dehors de quelques pas pour attendre la jeune femme qui ne tarde pas à revenir. “On y va ?” Et sa question t’arrive dans la tronche avec la force d’un boulet de canon. Encore une fois, tu te demandes si c’est une bonne idée. Si tu ne ferais pas mieux d’inventer un truc pour finalement changer d’avis et fuir, fuir tout seul en la laissant là. Pour ta sécurité. Pour la sienne. Pour le bien de tout le monde … tout le monde sauf vous deux, forcément. Mais tu finis par balancer positivement la tête. “Ouais.” Ton père est sorti. Ta mère aussi. Tu fais un signe de la main pour dire au revoir, et puis tu rejoins ta moto que tu enfourches en attendant qu’Abi se décide à te rejoindre. Tu ne sais même pas où tu vas l’emmener, au final …

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And now I’m looking at you... + Abi.

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